« THE GREAT CHEVALIER » revient à Paris pour 3 représentations exceptionnelles.

Par Collectif Overjoyed

Avant de se produire à Londres à The Place, M. Chevalier revient à Paris en ouverture du Festival Séquence Danse au 104, du 1er au 3 avril avec The Great Chevalier. Enfant terrible de la danse folklorique contemporaine et directeur artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg, l’imprévisible directeur et chorégraphe fera renaître de ses cendres, la mythique « Danse du Pigeon », en attendant la réinterprétation par Simone Mousset, herself, à l’automne 2026. Overjoyed accompagne Simone Mousset en conseil en communication et relations médias  Retour sur THE GREAT CHEVALIER, Ballet National Folklorique du Luxembourg. Présentation par M. CHEVALIER, Directeur Artistique – Codirection Simone MOUSSET. Notre collaboration avec Simone Mousset, codirectrice du Ballet National Folklorique du Luxembourg à l’occasion de la tournée inédite de son spectacle-rencontre avec son Directeur Artistique, M. Chevalier, a débuté en France au printemps 2025. Après un passage par Vanves, dans le cadre du Festival Ardanthé, puis à l’Abbaye de Royaumont et au Festival d’Avignon, nous avons le plaisir de remettre à l’honneur M. Chevalier, enfant terrible de la danse folklorique contemporaine et nouveau directeur artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg. Ce dernier se produit dans tous les lieux qui ont contribué à l’immense succès du Ballet National – dont l’Abbaye de Royaumont et les Jardins de l’ancien Carmel d’Avignon – pour rendre hommage aux puissants liens historiques entre ces lieux et le Ballet National. C’est tout naturellement au 104 à Paris, dans ce lieu qui abritait les Pompes Funèbres de la capitale, que l’imprévisible directeur et chorégraphe fera renaître de ses cendres, la mythique « Danse du Pigeon ». Ses prestations sur scène sont aussi rares qu’intenses émotionnellement. Une expérience à ne pas manquer. DATES DE LA TOURNÉE : Le 24 avril 2026The Place, Londres (Royaume-Uni)Le 13 juin 2026Église Saint-Pierre-et-Paul, programmation Trifolion Echternach (LU) de la Ville de Luxembourg (LU)Du 7 au 29 août 2026 Summerhall, Festival Fringe d’Edimbourg (Royaume-Uni)  À NOTER DÈS MAINTENANT : The Pigeon Dance – création 2026 Solo de Simone Mousset Le 5 novembre 2026KLAP, Maison pour la danse (Marseille)Les 18 et 19 décembre 2026Grand Théâtre du Luxembourg (LU) En soirées partagées, avec Tsirihaka Harrivel, Cruel Trop Tard (19h) du 1er au 3 avril puis avec Le Ballet National de Marseille / (LA)HORDE Roomates (20h) les 2 et 3 avril. M. Chevalier Le Ballet National Folklorique du Luxembourg (BNFL) est une institution culturelle distinguée, fondée en 1962 par les sœurs luxembourgeoises Josephine et Claudine Bal. Son nouveau directeur artistique, M. Chevalier est universellement reconnu comme l’une des figures les plus novatrices et énigmatiques des arts de la scène contemporaine. Artiste et directeur de renommée mondiale, il investit avec brio de nombreux champs artistiques, notamment  le ballet classique, le rock et la haute couture. Nommé l’un des cinq directeurs de ballet les plus interviewés en 2024, il apporte un leadership audacieux et visionnaire à la compagnie, définissant l’excellence dans le monde de la danse folklorique contemporaine. Simone Mousset Codirectrice du ballet et chorégraphe luxembourgeoise, lauréate du Prix Luxembourgeois de la Danse (2017), Simone Mousset a joué un rôle crucial dans la renaissance du Ballet National Folklorique du Luxembourg. Soutenue par le ministère de la Culture luxembourgeois, cette artiste associée à The Place (Londres) crée, outre ses spectacles au sein du Ballet National Folklorique du Luxembourg, des œuvres indépendantes ou pour des institutions comme la London Contemporary Dance School et le pavillon luxembourgeois à l’Expo 2021/2022. En 2023, elle publie On Uncertainty, Choreographic Spells, and Wanting to Be the Grass. Ses créations ont été soutenues en France par des institutions majeures telles que le CCN de Nantes, KLAP à Marseille, Les Hivernales à Avignon, et autres. Crédits & mentions :Fondatrices du Ballet National Folklorique du Luxembourg : Josephine et Claudine Bal / Direction artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg : M. Chevalier / Codirection : Simone Mousset / Dramaturge de la compagnie : Lou CopeMusiques historiques composées et enregistrées : Maurizio Spiridigliozzi / Scénographie (élément) : Mélanie Planchard, en collaboration avec Simone Mousset et Lewys HoltPrésentation : Louis Chevalier, avec la participation de Simone Mousset / Administration : Cathy Modert / Production : Anna Hainsworth et Neil Lebeter / Diffusion : La Magnanerie

« Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative » et « Elles vivent » d’Antoine Defoort pour un temps fort parisien.

Par Collectif Overjoyed

Nous sommes tous des artistes, ou plutôt, des designers au quotidien, notamment dans notre façon de beurrer une tartine. Antoine Defoort, dans « Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative » dresse sur nous ce portrait, dans un spectacle qui ressemble à s’y méprendre à une conférence (et vice-versa), l’humour et l’esprit en plus. Venez découvrir ou redécouvrir l’univers unique d’Antoine Defoort à Paris, du 17 au 28 mars, à La Maison des Métallos, puis en tournée jusqu’en mai 2026. Overjoyed accompagne Antoine Defoort sur sa communication numérique et ses relations presse. Après avoir fait le régal de tou·tes au Festival d’Avignon 2024, Antoine Defoort reprend la route, de la France au Luxembourg en passant par la Belgique et la Suisse, avec son seul-en-scène drôlement décalé et ingénieux : « Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative« . Le mot de l’auteur : Dans ce spectacle, qui ressemble à s’y méprendre à une conférence (et vice-versa), on parle notamment de design, de ce qui se trame quand on engage un processus de design, du fait que le moindre quidam random qui se confectionne une tartine le matin pour aller avec son café est en fait engagé dans un processus de design. Je me fais une joie de partager l’enthousiasme que suscite cette méthode à la fois ancestrale et révolutionnaire, qui s’avère extrêmement efficace pour déjouer les pièges redoutables qui jalonnent le processus de conception, tels que : On aura notamment le concours de quelques bonnes blagues, et d’une des métaphores les plus savoureuses et croustillantes du moment, la métaphore de l’espace inter-cérébral.  Enfin, il faut peut-être que vous sachiez : ça a failli s’appeler « Un gratin, un panda. » Antoine Defoort Et si vous l’aviez manqué… Pour notre plus grande joie, Antoine Defoort reprend aussi sa grande forme « Elles vivent » à Paris, en avril 2026. Une fable anticipatrice légère et décapante autour du discours politique et du monde des idées. Ainsi comme il n’est jamais trop tard pour découvrir ou redécouvrir cet artiste joyeusement singulier, on vous invite cette saison à vous aérer la tête en sa compagnie, ici ou là, selon la date de votre choix. Antoine Defoort : Parcours et créations. Après un parcours universitaire, Antoine Defoort suit des études d’art dans plusieurs institutions dont l’Ersep, École régionale supérieure d’expression plastique, à Tourcoing. Titulaire du diplôme national supérieur d’expression plastique en 2004, il s’intéresse progressivement à la performance, comme support possible d’investigations plastiques, musicales, filmiques et ludiques. Il monte en 2005 un premier projet intitulé Indigence = élégance. C’est alors qu’il rencontre Julien Fournet. Ils fondent en 2006 la structure de production Frietsoep inc qui deviendra plus tard après regroupement avec Halory Goerger l’Amicale de production. Antoine Defoort est plasticien performeur dans ses propres créations qui suivront, dont Cheval en 2006 et &&&&&&&&& en 2007. Antoine Defoort se définit comme un artiste de variété, cherchant à exploiter la pénétration du quotidien dans l’art contemporain.  Son travail rassemble formes, sens, médium, matériaux, telles des collections de connexions qu’il appelle lui-même des « collexions ». Que ce soit des vidéos, des films, des sons, des installations ou des textes, les éléments participant à la création sont conçus de manière autonome, avant d’être agencés dans le cadre de performances transdisciplinaires hétéroclites et antithématiques. Il crée en 2012 Germinal avec Halory Goerger pour la Biennale de la Danse de Lyon, monte en mai 2014 un projet de conférence ludique autour de la question de la propriété intellectuelle intitulé Un faible degré d’originalité, présenté au CENTQUATRE-PARIS. En 2021 au Phénix de Valenciennes, il crée Elles Vivent. En 2024, il crée au Train Bleu, Festival d’Avignon : Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative. Prochaines dates : « Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative d’Antoine Defoort« 10 et 11 mars 2026Maison de la culture de Tournai – Belgique Du 17 au 28 mars 2026Maison des Métallos – Paris du 28 au 30 avril 2026Le Phénix, Scène Nationale de Valenciennes (59) 5 et 6 mai 2026 Théâtre SQY – Scène Nationale de Saint-Quentin en Yvelines  (78) 

« Ça mijote », création d’un réseau national autour d’expériences artistico-culinaires 

Par Marie-Pierre Bourdier

Né à l’initiative de La Garance – Scène nationale de Cavaillon, le réseau Ça mijote réunit des structures culturelles et des personnalités autour d’une même envie : penser, capaciter et visibiliser les formes artistico-culinaires. Les premières journées professionnelles auront lieu les 21 et 24 mai 2026 à La Garance, Scène nationale de Cavaillon dans le cadre du festival confit ! Overjoyed accompagne La Garance, scène nationale de Cavaillon dans ses relations médias. Le réseau Ça mijote réunit des structures culturelles – Scène nationale de l’Essonne, Le Channel – Scène nationale de Calais et le NEST – CDN Transfrontalier de Thionville-Grand Est – et des personnalités – Floriane Facchini, metteuse en scène, enquêteuse et artiste culinaire, Emilie Laystary, journaliste et autrice, et Emmanuel Perrodin, chef cuisinier nomade, mettant à l’honneur toutes les formes artistico-culinaires. Depuis 4 ans, le festival confit ! qui prend place à La Garance au mois de mai, rassemble un public éclectique, curieux et nombreux autour de spectacles comestibles. Des artistes cuisinent, invitent les spectateur·rices à manger, à goûter et partager. Derrière ces gestes, il y a bien plus qu’un repas : une véritable expérience esthétique, relationnelle et politique. Retrouvez toute la programmation du Festival Confit du 04 au 24 mai 2026 À l’intersection de problématiques environnementales et historiques, mais aussi intimes et affectives : l’alimentation permet de « se mettre à table » et d’aborder des sujets parfois complexes en toute convivialité. Du 04 au 24 mai 2026, l’événement s’étend dans le temps et sur le territoire. L’avant-programme riche de cette nouvelle édition du festival confit ! s’accorde au féminin et multiplie les formes et les adresses, questionnant nos nécessaires redirections écologiques et alimentaires. Découvrez des premières, comme La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi portée par Floriane Facchini, mais aussi de tout jeunes projets comme Matcha Girl porté par Elsa Thomas ou Coup de Courts de Luce Grosjean, Constance Heilmann. Un verre à soi ou la dégustation féministe hors les murs de Claire Barrabès qui sillonnera le territoire.Mais aussi des sorties de résidences comme Brèches de OTTiLiE [B] et Nastassja Martin, Tentative de coexistence entre ruminantes de Mégane Arnaud ou encore Sur la paille, un banquet de la Compagnie Basses fréquences.Une résidence photographique deSandra Reinflet pour donner à voir les ouvrières et ouvriers agricoles de la région de Cavaillon.Explorez par ailleurs des expériences singulières, telles qu’un Blind-tea, des accords court-métrages et vins naturels, des banquets sur la paille, des révolutions italiennes autour de la pasta, des échanges entre vivant·es, ruminantes et non humain·es. Les premières journées professionnelles du réseau Ça mijote se tiendront  les 21 & 22 mai à La Garance. Au programme :

« 5 secondes », le texte de Catherine Benhamou adapté et mis en scène par Hélène Soulié.

Par Marie-Pierre Bourdier

5 secondes, c’est le temps de fermeture des portes dans le RER, « cet intervalle minuscule où une femme confie son bébé à un inconnu avant de disparaître ». Et c’est ce moment bref, intense, en plein cœur, qui nous plonge « dans les zones invisibles de la maternité, dans les fragilités des masculinités »… Sur scène en itinérance jusqu’au 28 mai. Overjoyed assure la promotion du spectacle auprès de la presse. Un projet mis en oeuvre par Delphine Menjaud. Inspiré d’un fait divers devenu un livre de Catherine Benhamou, aujourd’hui adapté pour la scène par Hélène Soulié et porté au plateau par Maxime Taffanel (comédien notamment du seul-en-scène Cent mètres papillon). Ce fait divers dont il ne restera que deux lignes dans le journal, constituera pour le jeune homme auquel la mère confie son enfant, une véritable secousse sismique. Il tentera de la traduire en mots, pour l’enfant, et que ceux-ci puissent être entendables, « respirables », pas des mots qui condamnent, mais ceux d’un « frère d’accident ». Le théâtre d’Hélène Soulié Hélène Soulié est une artiste de la scène théâtrale contemporaine, metteuse en scène, dramaturge, chercheuse de formes nouvelles. Elle crée des pièces engagées, qui réveillent les imaginaires et déplacent les frontières. L’identité, le choix, l’engagement, la famille, le genre, la norme, la liberté d’être, d’agir, de penser… sont ses sujets de prédilection. Influencée par Les Guérillères de Monique Wittig et le concept de tendresse radicale de la scène post-porn, partisane de liberté, d’horizontalité, d’échanges de savoir, et passionnée par les possibilités d’une narration spéculative, elle travaille sur l’articulation de nouveaux langages poétiques et/ou savants. En invitant le public à l’évasion, elle souhaite amener de nouveaux débats dans l’espace public, dans l’espace intime et politique, et participer à la création d’une société émancipée et joyeuse. Interview d’Hélène Soulié et Maxime Taffanel pour Les Plateaux Sauvages, où la pièce achevera sa tournée du 21 au 28 mai. https://www.instagram.com/reels/DTN4tydEl2Fhttps://www.instagram.com/reel/DUA1LVADnrE/ages, où la Prochaines dates :

« L’Apocalypse d’Adam et Aimée » d’Adama Diop

Par Marie-Pierre Bourdier

Du 10 au 12 mars, Adama Diop crée L’Apocalypse d’Adam et Aimée à la Comédie de Caen, un spectacle en tournée ensuite à la Réunion et au Rond-Point de Paris. Dans L’Apocalypse d’Adam et Aimée, il est un père face à sa fille. Qu’importe si elle n’est pas encore née. Lui importe sinon déjà de lui raconter le monde tel qu’il était, tel qu’il sera… Overjoyed accompagne la Comédie de Caen dans ses relations médias mises en œuvre par Delphine Menjaud-Podrzycki. Par sa présence magnétique, ses propres textes qu’il mêle et entremêle à la langue d’Aimé Césaire, Adama Diop, artiste associé à la Comédie de Caen, nous questionne sur nos legs aux générations futures. Il est accompagné sur scène par deux musicien·nes-chanteur·euses complices de sa flamme lyrique. Ensemble, ils emplissent l’espace d’une poésie profonde, celle qui somme d’ouvrir les yeux, celle qui autorise, à l’horizon, à imaginer la beauté après nous, malgré tout. Cheminer vers un nouveau monde Au crépuscule de sa vie, un homme s’interroge et raconte à sa fille à naître comment c’était avant, avant l’extinction, la disparition de la terre, avant l’effroi. Elle n’est pas encore née, mais il a tant à lui transmettre. Que va-t-il rester de nous ? De nos histoires ? Que restera-t-il de nos mémoires quand nous disparaîtrons ? Que restera- t-il de la langue ? De la littérature ? Quel monde laisserons-nous aux générations futures ? Comment la nature renaîtra, plus florissante, plus puissante encore ? Magnétique, Adama Diop s’empare de l’Apocalypse pour un voyage musical entre dystopie et poésie. Entouré par Dramane Dembélé, musicien multi-instrumentiste et Jessica Martin-Maresco, au chant, au clavier et à l’interprétation, il tisse son propre récit à la fulgurance puissante du Cahier d’un retour au pays natal du grand poète martiniquais Aimé Césaire.  Avec Adama DiopMusique et chant Jessica Martin-MarescoMusique Dramane DembéléProduction Comédie de Caen – CDN de NormandieAvec le soutien du Théâtre du Rond-PointCahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire est publié aux éditions Présence africaine. En tournée : Du 16 au 18 mars 2026 CDNOI – CDN de la Réunion, du 8 au 18 avril 2026 Théâtre du Rond-Point, Paris

Robin Renucci ravive « La Leçon » d’Eugène Ionesco

Par Cécile Philippon

Robin Renucci porte au plateau la modernité du texte de Ionesco, plus que jamais contemporain, à La Criée, Théâtre National de Marseille, du 29 janvier au 13 février avant une tournée nationale. La nouvelle création de Robin Renucci questionne la frontière ténue entre transmettre, apprendre et imposer. Quand cette frontière est franchie, que se passe-t-il alors ? C’est tout ce dont il sera question dans La Leçon. Overjoyed accompagne La Criée, Théâtre National de Marseille, dans ses relations médias mises en oeuvre par Delphine Menjaud-Podrzycki. Selon Robin Renucci, derrière le comique initial, Ionesco expose la violence intime d’un langage qui cesse d’émanciper pour devenir un instrument de contrôle, d’effacement et finalement de destruction. La pièce met en scène l’un des angles morts de nos sociétés : le moment où le savoir n’élève plus mais soumet, où une autorité, se croyant protectrice, devient tyrannie intime, où le langage devient asservissement. « Mettre en scène La Leçon aujourd’hui, c’est dévoiler une mécanique de domination qui, sous les apparences de l’enseignement, révèle un système de pouvoir profondément contemporain ».Robin Renucci Regarder l’entretien avec Robin Renucci Ainsi, Robin Renucci souhaite faire entendre cette pièce comme une allégorie des violences faites aux femmes, mais aussi comme un miroir de nos fragilités politiques actuelles : la montée des autoritarismes, les crispations identitaires, la perte de confiance dans la parole éducative. La Leçon n’est plus seulement une farce absurde ; c’est le récit d’une domination masculine rationnelle, répétitive, un système qui se reproduit sans fin. Mise en scène : Robin RenucciAvec Christine Pignet, Robin Renucci, Inès Valarcher Une production La Criée – Théâtre National de Marseille, à découvrir en tournée en France. Besoin d’un accompagnement en relations médias ? Contactez-nous ! Extraits de la revue de presse : https://www.lesinrocks.com/arts-et-scenes/avec-la-lecon-de-ionesco-robin-renucci-montre-comment-la-violence-nait-du-langage-et-de-lautorite-688834-04-02-2026// https://sceneweb.fr/robin-renucci-met-en-scene-la-lecon-deugene-ionesco https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/culture-du-viol/la-lecon-dionesco-par-robin-renucci-une-piece-pour-que-la-violence-faite-aux-femmes-ne-puisse-plus-etre-ignoree https://coupsdoeil.fr/2026/01/la-lecon-eugene-ionesco-robin-renucci-critique

Spectacle vivant : les tendances communication de la saison 25-26

Par Iris Gratiet

Pour la 4e fois, Overjoyed était présent au 11e Forum Entreprendre dans la Culture organisé par le Ministère de la Culture à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville. Marie-Pierre Bourdier, fondatrice du Collectif, y a animé le mardi 1er juillet une conférence sur le thème : « Nouvelles tendances de la communication dans le spectacle vivant », alors que les lieux de culture et de spectacles présentaient leurs nouvelles saisons. Voici un résumé de notre étude qualitative sur les tendances du secteur en matière d’identité visuelle, de contenus et d’outils pour répondre aux enjeux de communication 2025. Des tendances… qui suivent des tendances : 2 exemples 1. La bataille de l’attention : aller vers l’essentiel Comme le souligne Olivier Lefebvre (FRED & FARID Paris) : “Avec la bataille de l’attention, il faut aller à l’essentiel. De plus en plus, on voit des campagnes ultra simples : un fond de couleur, une phrase, un packshot, un logo.” Dans un contexte où les publics sont saturés d’informations, la simplicité devient une stratégie de différenciation. Les identités visuelles se recentrent sur des compositions claires, sobres et immédiatement lisibles. Les campagnes privilégient les formats courts et percutants, inspirés des codes des réseaux sociaux : titres impactants, couleurs franches, typographies lisibles, logos épurés. Cette tendance répond directement à la logique des algorithmes et des flux d’attention : un message trop complexe se perd, tandis qu’une image forte et minimale capte immédiatement le regard. Elle influence non seulement la communication digitale, mais aussi l’affichage urbain, la presse et même la télévision. Cette tendance au dépouillement ne signifie pas pour autant appauvrissement créatif. Au contraire, elle exige une maîtrise technique accrue et une capacité à synthétiser l’essence d’un message en quelques éléments visuels seulement : « Un regain de créativité et une personnalisation accrue face à une homogénéité potentiellement générée par les machines, l’originalité et l’inspiration auront plus que jamais leur place.” Dans un univers visuel où l’IA risque de standardiser les productions graphiques, l’originalité, la signature artistique et l’identité propre des lieux de spectacles deviennent des atouts stratégiques. Minimalisme ne doit pas rimer avec uniformité : il s’agit d’affirmer une personnalité forte, même dans la sobriété. 2. La nature et le vivant : retour aux sources, voire antidote En parallèle, une autre tendance traverse les identités visuelles : celle d’un retour au vivant et à la connexion avec la nature. Ce mouvement, amorcé sur les réseaux sociaux, s’amplifie dans le design graphique des lieux culturels et de spectacles. Les visuels intègrent de plus en plus des motifs organiques : feuillages, textures minérales, formes fluides inspirées du monde végétal et animal. Les palettes de couleurs s’adoucissent, se rapprochent des tons naturels : verts mousse, beiges sable, bleus profonds, ocres sables. Les compositions privilégient l’espace et la respiration, comme le reflet d’une quête de simplicité et d’authenticité. Cette esthétique s’inscrit dans un imaginaire collectif où la nature devient refuge et source d’inspiration. Elle offre à la fois un contrepoint apaisant à l’hyperconnexion numérique et reflète une aspiration à un équilibre perdu entre l’humain, le vivant et la technologie. Dans le contexte de 2025/2026, marqué par les débats sur l’impact écologique des activités humaines, dont culturelles, ces codes visuels contribuent aussi à positionner les lieux de spectacles comme des acteurs responsables, proches des enjeux environnementaux, tout en soulignant l’aspect sensible et engagé de leur programmation. La fin du 4e mur : le public devient acteur·ices La fin du 4ᵉ mur ne se joue pas seulement sur scène : elle s’exprime dans la manière dont les lieux de spectacles conçoivent leur identité visuelle : L’humour et l’ironie Les institutions culturelles n’hésitent plus à détourner les codes publicitaires ou les slogans populaires pour mieux capter l’attention. Les affiches jouent sur l’ironie : une citation de Molière est immédiatement « corrigée » par le TNBA, ou encore une invitation à emmener ses enfants au musée qui s’accompagne d’un clin d’œil à la saga Fast & Furious. Même l’identité visuelle se prête au jeu, transformant le sigle « tnba » en un long cri de surprise ou de joie. Ces stratégies rappellent que la culture sait rire d’elle-même, tout en rendant ses messages plus accessibles et mémorables. Le renouveau de la critique à l’aune de l’influence  En 2025/2026, les créateur·rices de contenus ne sont plus de « simples relais » : ils s’affirment comme des partenaires stratégiques en devenant « passeurs d’émotions » et influent directement les identités visuelles des lieux de spectacles : Une diversification des contenus vidéos La vidéo reste pour l’heure le format roi dans la communication en général. Portée par les réseaux sociaux, les plateformes de streaming et l’évolution des usages, elle devient un territoire central d’expression visuelle et un vecteur puissant d’identité. Au-delà de la simple captation ou de la conception de teasers / trailers, les institutions culturelles explorent désormais une diversité de formats, de récits et de points de vue. L’objectif : créer des passerelles entre artistes, directeur·rices, publics et communautés numériques. Une monétisation et/ou sponsorisation des contenus digitaux : un potentiel encore sous-exploité dans le spectacle vivant Pourtant, si la production de vidéos, d’images et de campagnes interactives s’intensifie, la monétisation et la sponsorisation restent encore timidement utilisées par de nombreuses structures culturelles. Les plateformes offrent pourtant aujourd’hui des outils puissants pour transformer le contenu en levier d’activation commerciale : vente de billets, augmentation de la notoriété, fidélisation des publics et même financement direct des projets artistiques. Mais pour beaucoup d’institutions, la stratégie reste encore fragmentée et le retour sur investissement (ROI) mal mesuré. En bref La communication constitue aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour les organisations culturelles. Elle ne se limite plus à la promotion d’un événement, mais participe pleinement à la construction de l’identité et de la visibilité des structures. Dans ce contexte, oser la différenciation créative devient indispensable : proposer des contenus originaux, expérimenter de nouvelles formes narratives et visuelles, et créer des expériences permet de se démarquer dans un paysage culturel bien rempli. La mutualisation des actions de communication apparaît également comme une tendance forte. Des initiatives…

Maison Jean Vilar : reprise de l’exposition permanente « Les clés du Festival » dès le 2 septembre

Par Iris Gratiet

Les Clés du Festival, L’aventure du Festival d’Avignon des origines à nos jourscommissaire Antoine de Baecque C’est la première exposition permanente, ouverte à tous les publics sur l’histoire toujours vivante de la grande aventure artistique et humaine qu’est le Festival d’Avignon. Dans ce contexte, Delphine Menjaud Podrzycki et Marie-Pierre Bourdier ont accompagné la Maison Jean Vilar dans ses relations presse nationales. Son inauguration en juillet dernier a séduit le public avec ses 3 000 m² d’œuvres et d’installations, de sons et d’images… Aujourd’hui, elle entend raconter et faire vivre le Festival en dehors de l’été, auprès de tous les publics — novices ou initiés, touristes ou Avignonnais. Beau pari ! « On entend aussi au fil de la visite résonner les trompettes du Festival. Elles sont, comme les clés, un des emblèmes de ce rendez-vous unique qui permet de comprendre pourquoi l’on parler avec raison du « spectacle vivant ». Gérald Rossi, l’Humanité Une exposition inédite : permanente et ouverte à tous les publics Au fil d’une scénographie immersive réunissant près de mille documents et archives de la Maison Jean Vilar et des collections de la Bibliothèque nationale de France – photographies, films, enregistrements sonores, affiches, programmes, notes et correspondances inédites, décors emblématiques, dessins originaux, maquettes et costumes de légende , la première exposition permanente de la Maison Jean Vilar invite à vivre l’aventure du Festival d’Avignon. Les Clés du Festival dévoile l’histoire du Festival de 1947 à nos jours en traversant ses grands fondamentaux : le festival des origines, un festival d’artistes et de création, un festival et son public, un festival miroir du Monde, Avignon Ville festival, le Festival Off, la fabrique du Festival. Le premier étage de la Maison Jean Vilar (soit surface totale de 350 m²) est jalonné de pièces iconiques, de témoignages marquants, de sources renouvelées, d’histoires artistiques et humaines rapportées. Avec au cœur du projet : le public – novice ou initié, touristes ou festivalier·es – saisi par la force vibrante d’une utopie bien réelle, d’un patrimoine toujours vivant. En confiant ainsi à un large public Les Clés du Festival, cette exposition entend prolonger le geste fondateur de Jean Vilar et du Théâtre Populaire : pour toutes et pour tous. commissariat Antoine de Baecquescénographie Claudine Bertomeu lumière Jean Bellorinicomité scientifique Bibliothèque nationale de France, Association Jean Vilarproduction Association Jean Vilar en coproduction avec la BnF en partenariat avec La Compagnie des Indes, L’INA, Chaillot – Théâtre national de la Danse, Les archives du spectacle, ARTCENA, La Chambre de Commerce et d’Industrie du Vaucluse, Avignon Tourisme, ARTE, France Culture, Télérama, Le Monde, The New York Times, Ici Vaucluse, Zébuline, Scenewebun projet labellisé Avignon – Terre de culture 2025 subventionné par le Ministère de la Culture, la Ville d’Avignon, la Région Sud, le Conseil départemental de Vaucluse et le Grand Avignon mécènes le Crédit Coopératif et Igensia La Maison Jean Vilar est un lieu de mémoire, de transmission, d’invention de l’œuvre de Jean Vilar et du théâtre populaire.  Ouverte à l’initiative de Paul Puaux, compagnon de Jean Vilar et son successeur à la direction du Festival d’Avignon de 1971 à 1979, la Maison Jean Vilar est installée dans un hôtel particulier classé au cœur d’Avignon, mis à disposition par la ville, à quelques pas de la place de l’Horloge et du Palais des Papes.Depuis 1979, la Maison Jean Vilar est animée conjointement par l’association Jean Vilar et la Bibliothèque nationale de France. Ensemble, elles conservent et partagent avec le public les archives de Jean Vilar, des directions suivantes du Festival d’Avignon ainsi que du Festival Off et de différentes institutions culturelles du territoire.Depuis sa fondation, la Maison Jean Vilar a produit des dizaines d’expositions temporaires sur Jean Vilar et ses collaborateurs, le Théâtre National Populaire, les grands acteurs et actrices de la troupe, les œuvres marquantes ou des artistes invités du Festival, l’histoire et les genres du spectacle vivant… Elle a su tisser des liens étroits avec les réseaux éducatifs, culturels et sociaux, le monde professionnel de la création et de la recherche au niveau national. Elle s’inscrit comme un lieu essentiel du Festival durant le mois de juillet.

Culture & Communication. Interview #18 : Lucien Ammar-Arino, directeur délégué de Viadanse CCN de Bourgogne France-Comté

Par Iris Gratiet

Chaque mois, nous allons à la rencontre des dirigeant·e·s et communicant·e·s du secteur pour partager leurs visions du métier, leurs bonnes pratiques et leurs motivations. À quelques jours de la célébration du 30e anniversaire de la Caserne de l’Espérance, CCN de Belfort, nous avons interviewé Lucien Ammar-Arino, directeur délégué aux côtés de Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, depuis 2018. Un entretien comme un voyage artistique dans le temps et les différents espaces de la danse avec un passionné de la rencontre avec les publics.  Une émoji pour commencer ? 🤷 émoji ambivalente Un emoji qui exprime un sentiment partagé à la veille d’un gros événement parce qu’on a hâte d’y être et que ça se concrétise mais avec une petite dose de stress, parce que la pression monte, même si ce n’est pas mon premier événement.Lucien a récemment quitté la co-présidence de l’ACCN qui l’a amené à s’investir fortement dans les 40 ans du label tout au long de l’année 2024).  Comment avez-vous commencé votre vie professionnelle dans la culture ? C’est un long périple qui a commencé très tôt, dès 8 ans, sous l’impulsion de ma professeure de danse. Elle a convaincu mes parents de m’inscrire à l’école de l’Opéra de Paris. J’y ai passé 3 ans en tant qu’élève avant de démissionner même si tout se passait très bien avec Claude Bessy. Cette institution a déclenché chez moi une envie soudaine de voir ailleurs.  J’ai alors poursuivi mes études au CNSMDP à l’époque de Quentin Rouiller, j’y ai approfondi ma culture chorégraphique à dominante classique avec une ouverture forte sur le contemporain. Après avoir terminé mes études de danse, j’ai intégré le Laipziger Ballett (Opéra de Leipzig), à l’époque sous la direction d’Uwe Scholz. Après deux saisons j’ai quitté la compagnie. Même si j’étais passionné par la danse, je me suis dit que je n’avais pas envie de rester sur le plateau, et je voulais élargir mes horizons.  Dans cette perspective, j’ai effectué une double licence d’arabe moderne et de management au sein de la prestigieuse School of Oriental and African Studies (SOAS, Université de Londres, grande école spécialisée dans les études africaines et asiatiques) avec l’objectif de travailler dans le monde arabe, dans le domaine du commerce international.  Dans le cadre de mon cursus, j’ai passé un an à l’Université d’Alexandrie pour me perfectionner en arabe et pour apprendre le dialecte arabe égyptien. Par le plus grand des hasards,  j’ai rencontré une personne qui travaillait à l’Opéra d’Alexandrie où ils recherchaient un professeur de danse classique. Même si j’avais à l’époque fait une coupure avec le monde de la danse, j’ai accepté avec enthousiasme cette proposition, et j’ai repris le chemin des studios de danse, dans l’objectif de parfaire ma pratique de la langue arabe, au contact de mes futurs élèves. Je me suis rapidement pris au jeu et me suis découvert une nouvelle passion : l’enseignement de la danse.  Quel a été ton parcours jusqu’au CCN de Belfort ?  De retour à Alexandrie après avoir terminé ma formation à l’université de Londres, j’ai eu l’occasion d’occuper plusieurs postes, pour le ministère égyptien de la Culture, au sein de l’Opéra du Caire, puis en tant que chef de projet et directeur artistique d’un festival pluridisciplinaire, porté par la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh. En parallèle, j’ai ouvert ma propre école de danse à Alexandrie, un lieu d’enseignement où, à côté des cours de danse, nous organisions différents types d’événements culturels, afin d’accueillir des publics d’autres champs artistiques que la danse. Nous avons également mis en place un prêt de studio destiné à des groupes locaux de théâtre et de danse folklorique. Le tout permettait un grand brassage de publics. Dans ce contexte, nous avons monté, avec une amie plasticienne, un festival de création chorégraphique in-situ en 2011. Intitulé Nassim el Raqs (souffle de la danse, en référence à la grande fête égyptienne de Cham el Nessim, qui a lieu chaque année au printemps), ce projet permettait de faire émerger 4 à 6 formes chorégraphiques, que le public était invité à découvrir, à l’issue des processus de création, sous la forme d’une balade dans la ville. L’ambition était de faire en sorte que la danse ne soit plus une activité “de niche”, d’ouvrir cette pratique sur la ville, de l’amener à la rencontre de publics très divers, dans une multitude de lieux non-dédiés (un garage automobile, une place, un grand magasin, la gare centrale, des appartements, etc.).  Pendant trois ans et demi, j’ai également assuré l’enseignement de la danse classique aux jeunes danseurs contemporains inscrits dans la formation du Cairo Contemporary Dance Center, sous la direction de Karima Mansour, cursus initialement intégré à l’Opéra du Caire, avant de devenir indépendant. C’était une expérience passionnante dans le rapport à la danse et à l’enseignement, un travail d’introspection tout comme une réflexion sur la place, le rôle et la pertinence de ce que l’on transmet. Finalement, nous étions déjà dans une démarche de droits culturels : qu’est-ce que j’apporte à ces danseurs, comment rendre l’enseignement physiquement et culturellement recevable, comment adapter le langage et le vocabulaire au lendemain de la révolution égyptienne. Cette formation de danse contemporaine est malheureusement devenue privée, alors qu’elle avait démarré comme une formation publique, gratuite, prise en charge par le ministère égyptien de la Culture.  J’ai fini par rentrer en France en 2016 car même si les projets que j’avais développés étaient passionnants, la situation restait très précaire. Il devenait très difficile de porter toutes ces actions en tant qu’entrepreneur avec l’évolution de la situation politique et de la conjoncture économique. J’ai continué à travailler avec la Fondation Anna Lindh sur des traductions et je suis passé par d’autres missions, notamment dans l’hôtellerie, afin de compléter mes maigres revenus. Au sein de mon école de danse, j’avais accueilli en 2013 un stagiaire du Master 2 Direction de projets et d’établissements culturels internationaux de l’Université Lyon 2, ancien danseur de hip-hop en reconversion. Son expérience m’a inspirée et j’ai décidé par la suite de m’inscrire dans la même formation. En…

Le Théâtre du Peuple à 130 ans, jubilons !

Par Iris Gratiet

La Saison d’été à Bussang du 19 juillet au 14 septembre 2025 : il y a en France, au cœur des Vosges, un lieu de création, d’expérimentation et de transmission unique – et le mot n’est pas galvaudé ici, le Théâtre du Peuple de Bussang. Un lieu fondé en 1895 par Maurice Pottecher « par l’art, pour l’humanité » ; un symbole emblématique du théâtre populaire pour toustes qui fédère chaque été plus de 26 000 spectateurices venu·es du monde entier ; un patrimoine bien vivant qui célèbrera ses 130 ans en 2025, notamment du 19 juillet au 14 septembre.  À l’occasion de ce Jubilé que préparent, depuis un an, l’équipe du théâtre et de nombreuses associations locales, artistes et publics se retrouveront dans la joie. Nous rirons, avec Sylvain Maurice, d’un roi aussi tyrannique que ridicule (très actuel, en somme), nous suivrons Julie Delille et une mystérieuse bête au cœur de la forêt sauvage et, tout au long de l’été, nous filerons l’histoire de ce lieu avec une troupe de pionnier·es, le temps d’un feuilleton de 6 épisodes. Pour clôturer l’été, nous mettrons à l’honneur, lors des Journées du Matrimoine, les femmes qui ont œuvré dans ce lieu. Pour les 130 ans du Théâtre du Peuple, Julie Delille invite à : « ensemble, faire humanité et jubiler » ! Les temps forts de la programmation présentés ici répondent à cette invitation. Découvrez-les Les temps forts de la Saison d’été Le Roi nu – Création du 19 juil. au 30 août à 15h | du jeu. au dim. texte Evgueni Schwartz mise en scène Sylvain Maurice avec des comédien·nes professionnel·les et amateur·rices Le tyran – interprété ici par le savoureux Manuel Le Lièvre – est un bouffon. Il fait le show, danse sur Village People, sature les écrans et humilie constamment, la vulgarité en bandoulière. Mais, prisonnier de son reflet, il finit dans le plus simple appareil, nu comme un ver. C’est ainsi qu’en s’inspirant de trois contes d’Andersen (et principalement Les habits neufs de l’Empereur), Evgueni Schwartz déshabille littéralement la tyrannie avec autant de poésie que de férocité. Il est notre contemporain. Sylvain Maurice a alors imaginé à Bussang, au cœur de la forêt, une fédération d’ami·es – spectateurices et artistes réuni·es – communier dans un rire authentique, à l’opposé de l’ironie obscène des sunlights. Avec l’espoir que, grâce au théâtre, nous pourrions montrer l’imbécilité et l’arrogance des puissants. « J’imagine Le Roi nu comme une comédie grinçante, ludique et inventive, à l’adresse de toutes les générations. » Sylvain Maurice  Je suis la bête – Reprise in situ 20hdu 1er au 30 août à 20h | jeu., ven. et sam. texte Anne Sibran mise en scène et interprétation Julie Delille Je suis la bête c’est l’histoire d’une enfant abandonnée et élevée par un animal qui va lui apprendre la vie de la forêt, la langue des bêtes et la vie sauvage. Dans ce texte d’une grande intensité d’Anne Sibran, les mots de Méline sont instinctifs, nourris par les chants de la sylve. Ils sculptent l’obscurité et le silence, inculquent un autre savoir, une science de l’écoute. À la frontière entre le monde des bêtes et celui des hommes, la fillette est montrée, exposée sur la scène du théâtre. Mais en retour elle nous montre ce que nous refusons peut-être de voir : l’abîme que – nous humains – avons créée avec : les mondes du vivant. « Assister à Je suis la bête c’est vivre une expérience unique au sein du Théâtre du Peuple. Dans cette version sur mesure, repensée pour être jouée avec le lieu nous vous proposons à la nuit tombée, une immersion totale avec comme seuls guides nos sens et notre instinct. Il s’agira, ensemble, de passer la lisière… »  Julie Delille Hériter des brumes La folle histoire du Théâtre du Peuple – Création feuilleton théâtral du 20 au 30 août 2025 | 1h chaque épisodetexte Alix Fournier-Pittaluga et Paul Francesconi mise en scène Julie Delille avec des comédien·nes professionnel·les et amateur·rices Hériter des brumes, c’est l’histoire d’une troupe de théâtre, composée d’acteurices et d’auteurices d’aujourd’hui, qui tentent de reconstituer l’aventure du Théâtre du Peuple, cent trente ans après sa création. C’est un feuilleton théâtral, en six épisodes. C’est une quête pour essayer de comprendre ce qu’est une utopie et ce que peut l’utopie, pour nous, aujourd’hui. Il y a dedans beaucoup d’amitiés et de passions, des fantômes, deux guerres mondiales, le village de Bussang, des histoires d’amour, des histoires de famille, d’innombrables crises, d’innombrables réconciliations, des arbres, des paysages… et des spectacles, beaucoup de spectacles. « Le texte est né de la commande de Julie Delille. Il s’agira d’une expérience que nous espérons aussi singulière que ce lieu qui nous accueille : un théâtre qui ne cherche pas à mettre son paysage au-dehors, à en faire un décor mais qui se mêle à lui, qui retrouve sa place : un élément du grand tout. » Alix Fournier-Pittaluga et Paul Francesconi En détails : du 20 au 30 août | mer. à 11h intégrale, jeu. à 11h épisodes 1 & 2, ven. à 11h épisodes 3 & 4, sam. à 11h épisodes 5 & 6, dim. à 10h intégrale Rouge Gazon – Expérience musicale le 31 août à partir de 15hcomposition Julien Lepreux Le concert de cette fin de saison est l’occasion d’accueillir Julien Lepreux, compositeur (notamment de la musique du Conte d’hiver et du feuilleton Hériter des brumes) qui nous proposera un voyage sensible en plusieurs étapes comme pour mieux entrer dans la substance musicale. Musique sacrée, rêverie sonore électroacoustique inspirée par le lieu et puis concert accompagné par ses compagnons de route. La musique de cet événement exceptionnel et unique est inspirée et composée dans les lieux d’ici (Bussang, alentours, le Théâtre…) d’où le titre évocateur : Rouge Gazon. « J’entends par musique sacrée une musique qui s’adresse aux vivants et aux morts. Elle n’est ni triste, ni joyeuse, le plus souvent entre les deux, colorée comme le ciel de l’aube. » Julien Lepreux Et pour conclure ce Jubilé Les Journées du Matrimoine autour des figures féminines au Théâtre du Peuple auront lieu le samedi 13 et le dimanche 14 septembre 2025 (programme en cours)