« Au nom des arbres », un thriller écologique et poétique.

Par Collectif Overjoyed

Découvrez une fable contemporaine, mise en scène par Roland Auzet, écrite par Texte Laurent Gaudé, dissèque avec poésie la possibilité du recours à la lutte armée, au nom du Vivant. Soutenue par un nouvel usage de l’art, en dehors des lieux dédiés à la culture, dans une expérience immersive inédite, « Au nom des arbres » se dévoile pour ses premières dates nationales, au Centre commercial Westfield La Part-Dieu à Lyon, du 21 au 24 avril. Overjoyed accompagne Act Opus sur sa communication et ses relations médias dans le cadre de cette nouvelle création. Synopsis Au nom des arbres est un thriller écologique porté par une question brûlante : faut-il lutter pour sauver un arbre ? Protéger un fleuve ? Défendre des espèces menacées ? La pièce nous plonge dans l’émergence d’un mouvement écologiste international décidé à éveiller les esprits par des actions simultanées, connectées à travers plusieurs continents. Une tension monte. Un basculement se prépare. Et chacun se retrouve face à une question simple, vertigineuse : jusqu’où agir au nom du vivant ? Une expérience sensorielle La dramaturgie procède d’un éclatement narratif rendu possible grâce à l’application THIS, que chaque spectateur aura téléchargée sur son smartphone. Le casque audio permet une perception sonore totale et optimale, et une narration parallèle, à travers des éléments audios ou vidéos reçus sur chaque smartphone, en temps réel, dans les différents lieux et espaces du récit. Cette narration en plusieurs espaces simultanés, le premier devant les spectateurs, et les autres reçus sur les smartphones est vertigineuse. C’est aussi une expérience sensorielle tout à fait nouvelle. Une immersion active, au coeur d’un lieu de vie Le centre commercial Westfield Lyon Part-Dieu devient le terrain d’une fiction, chaque espace se transformant en scènes éphémères (escalier central, coursives, circulations…). Trois comédiens évoluent dans l’espace et communiquent avec les membres de l’organisation écologique qui sont à l’étranger. Les spectateurs, munis de casque audio, reçoivent au plus près les voix des comédiens et les éléments additionnels qui créent une dramaturgie sonore exceptionnelle. Le spectateur est totalement libre de son parcours, choisissant son angle de vue, sa qualité d’écoute, son parcours, et peut décider à tous moments où aller saisir la narration. Rendez-vous du 21 au 24 avril 2026 à Westfield La Part-Dieu, Lyondu mar au ven à 20h30 « Au nom des arbres«  Texte Laurent GaudéMise en scène Roland Auzet | ACT OpusAvec Victoire Du Bois, Hervé Pierre, Thibault Vinçonet en vidéo Antonia Bill, Blaise Pettebone, Rose Martine.

« THE GREAT CHEVALIER » revient à Paris pour 3 représentations exceptionnelles.

Par Collectif Overjoyed

Avant de se produire à Londres à The Place, M. Chevalier revient à Paris en ouverture du Festival Séquence Danse au 104, du 1er au 3 avril avec The Great Chevalier. Enfant terrible de la danse folklorique contemporaine et directeur artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg, l’imprévisible directeur et chorégraphe fera renaître de ses cendres, la mythique « Danse du Pigeon », en attendant la réinterprétation par Simone Mousset, herself, à l’automne 2026. Overjoyed accompagne Simone Mousset en conseil en communication et relations médias  Retour sur THE GREAT CHEVALIER, Ballet National Folklorique du Luxembourg. Présentation par M. CHEVALIER, Directeur Artistique – Codirection Simone MOUSSET. Notre collaboration avec Simone Mousset, codirectrice du Ballet National Folklorique du Luxembourg à l’occasion de la tournée inédite de son spectacle-rencontre avec son Directeur Artistique, M. Chevalier, a débuté en France au printemps 2025. Après un passage par Vanves, dans le cadre du Festival Ardanthé, puis à l’Abbaye de Royaumont et au Festival d’Avignon, nous avons le plaisir de remettre à l’honneur M. Chevalier, enfant terrible de la danse folklorique contemporaine et nouveau directeur artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg. Ce dernier se produit dans tous les lieux qui ont contribué à l’immense succès du Ballet National – dont l’Abbaye de Royaumont et les Jardins de l’ancien Carmel d’Avignon – pour rendre hommage aux puissants liens historiques entre ces lieux et le Ballet National. C’est tout naturellement au 104 à Paris, dans ce lieu qui abritait les Pompes Funèbres de la capitale, que l’imprévisible directeur et chorégraphe fera renaître de ses cendres, la mythique « Danse du Pigeon ». Ses prestations sur scène sont aussi rares qu’intenses émotionnellement. Une expérience à ne pas manquer. DATES DE LA TOURNÉE : Le 24 avril 2026The Place, Londres (Royaume-Uni)Le 13 juin 2026Église Saint-Pierre-et-Paul, programmation Trifolion Echternach (LU) de la Ville de Luxembourg (LU)Du 7 au 29 août 2026 Summerhall, Festival Fringe d’Edimbourg (Royaume-Uni)  À NOTER DÈS MAINTENANT : The Pigeon Dance – création 2026 Solo de Simone Mousset Le 5 novembre 2026KLAP, Maison pour la danse (Marseille)Les 18 et 19 décembre 2026Grand Théâtre du Luxembourg (LU) En soirées partagées, avec Tsirihaka Harrivel, Cruel Trop Tard (19h) du 1er au 3 avril puis avec Le Ballet National de Marseille / (LA)HORDE Roomates (20h) les 2 et 3 avril. M. Chevalier Le Ballet National Folklorique du Luxembourg (BNFL) est une institution culturelle distinguée, fondée en 1962 par les sœurs luxembourgeoises Josephine et Claudine Bal. Son nouveau directeur artistique, M. Chevalier est universellement reconnu comme l’une des figures les plus novatrices et énigmatiques des arts de la scène contemporaine. Artiste et directeur de renommée mondiale, il investit avec brio de nombreux champs artistiques, notamment  le ballet classique, le rock et la haute couture. Nommé l’un des cinq directeurs de ballet les plus interviewés en 2024, il apporte un leadership audacieux et visionnaire à la compagnie, définissant l’excellence dans le monde de la danse folklorique contemporaine. Simone Mousset Codirectrice du ballet et chorégraphe luxembourgeoise, lauréate du Prix Luxembourgeois de la Danse (2017), Simone Mousset a joué un rôle crucial dans la renaissance du Ballet National Folklorique du Luxembourg. Soutenue par le ministère de la Culture luxembourgeois, cette artiste associée à The Place (Londres) crée, outre ses spectacles au sein du Ballet National Folklorique du Luxembourg, des œuvres indépendantes ou pour des institutions comme la London Contemporary Dance School et le pavillon luxembourgeois à l’Expo 2021/2022. En 2023, elle publie On Uncertainty, Choreographic Spells, and Wanting to Be the Grass. Ses créations ont été soutenues en France par des institutions majeures telles que le CCN de Nantes, KLAP à Marseille, Les Hivernales à Avignon, et autres. Crédits & mentions :Fondatrices du Ballet National Folklorique du Luxembourg : Josephine et Claudine Bal / Direction artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg : M. Chevalier / Codirection : Simone Mousset / Dramaturge de la compagnie : Lou CopeMusiques historiques composées et enregistrées : Maurizio Spiridigliozzi / Scénographie (élément) : Mélanie Planchard, en collaboration avec Simone Mousset et Lewys HoltPrésentation : Louis Chevalier, avec la participation de Simone Mousset / Administration : Cathy Modert / Production : Anna Hainsworth et Neil Lebeter / Diffusion : La Magnanerie

« Ça mijote », création d’un réseau national autour d’expériences artistico-culinaires 

Par Marie-Pierre Bourdier

Né à l’initiative de La Garance – Scène nationale de Cavaillon, le réseau Ça mijote réunit des structures culturelles et des personnalités autour d’une même envie : penser, capaciter et visibiliser les formes artistico-culinaires. Les premières journées professionnelles auront lieu les 21 et 24 mai 2026 à La Garance, Scène nationale de Cavaillon dans le cadre du festival confit ! Overjoyed accompagne La Garance, scène nationale de Cavaillon dans ses relations médias. Le réseau Ça mijote réunit des structures culturelles – Scène nationale de l’Essonne, Le Channel – Scène nationale de Calais et le NEST – CDN Transfrontalier de Thionville-Grand Est – et des personnalités – Floriane Facchini, metteuse en scène, enquêteuse et artiste culinaire, Emilie Laystary, journaliste et autrice, et Emmanuel Perrodin, chef cuisinier nomade, mettant à l’honneur toutes les formes artistico-culinaires. Depuis 4 ans, le festival confit ! qui prend place à La Garance au mois de mai, rassemble un public éclectique, curieux et nombreux autour de spectacles comestibles. Des artistes cuisinent, invitent les spectateur·rices à manger, à goûter et partager. Derrière ces gestes, il y a bien plus qu’un repas : une véritable expérience esthétique, relationnelle et politique. Retrouvez toute la programmation du Festival Confit du 04 au 24 mai 2026 À l’intersection de problématiques environnementales et historiques, mais aussi intimes et affectives : l’alimentation permet de « se mettre à table » et d’aborder des sujets parfois complexes en toute convivialité. Du 04 au 24 mai 2026, l’événement s’étend dans le temps et sur le territoire. L’avant-programme riche de cette nouvelle édition du festival confit ! s’accorde au féminin et multiplie les formes et les adresses, questionnant nos nécessaires redirections écologiques et alimentaires. Découvrez des premières, comme La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi portée par Floriane Facchini, mais aussi de tout jeunes projets comme Matcha Girl porté par Elsa Thomas ou Coup de Courts de Luce Grosjean, Constance Heilmann. Un verre à soi ou la dégustation féministe hors les murs de Claire Barrabès qui sillonnera le territoire.Mais aussi des sorties de résidences comme Brèches de OTTiLiE [B] et Nastassja Martin, Tentative de coexistence entre ruminantes de Mégane Arnaud ou encore Sur la paille, un banquet de la Compagnie Basses fréquences.Une résidence photographique deSandra Reinflet pour donner à voir les ouvrières et ouvriers agricoles de la région de Cavaillon.Explorez par ailleurs des expériences singulières, telles qu’un Blind-tea, des accords court-métrages et vins naturels, des banquets sur la paille, des révolutions italiennes autour de la pasta, des échanges entre vivant·es, ruminantes et non humain·es. Les premières journées professionnelles du réseau Ça mijote se tiendront  les 21 & 22 mai à La Garance. Au programme :

« L’Apocalypse d’Adam et Aimée » d’Adama Diop

Par Marie-Pierre Bourdier

Du 10 au 12 mars, Adama Diop crée L’Apocalypse d’Adam et Aimée à la Comédie de Caen, un spectacle en tournée ensuite à la Réunion et au Rond-Point de Paris. Dans L’Apocalypse d’Adam et Aimée, il est un père face à sa fille. Qu’importe si elle n’est pas encore née. Lui importe sinon déjà de lui raconter le monde tel qu’il était, tel qu’il sera… Overjoyed accompagne la Comédie de Caen dans ses relations médias mises en œuvre par Delphine Menjaud-Podrzycki. Par sa présence magnétique, ses propres textes qu’il mêle et entremêle à la langue d’Aimé Césaire, Adama Diop, artiste associé à la Comédie de Caen, nous questionne sur nos legs aux générations futures. Il est accompagné sur scène par deux musicien·nes-chanteur·euses complices de sa flamme lyrique. Ensemble, ils emplissent l’espace d’une poésie profonde, celle qui somme d’ouvrir les yeux, celle qui autorise, à l’horizon, à imaginer la beauté après nous, malgré tout. Cheminer vers un nouveau monde Au crépuscule de sa vie, un homme s’interroge et raconte à sa fille à naître comment c’était avant, avant l’extinction, la disparition de la terre, avant l’effroi. Elle n’est pas encore née, mais il a tant à lui transmettre. Que va-t-il rester de nous ? De nos histoires ? Que restera-t-il de nos mémoires quand nous disparaîtrons ? Que restera- t-il de la langue ? De la littérature ? Quel monde laisserons-nous aux générations futures ? Comment la nature renaîtra, plus florissante, plus puissante encore ? Magnétique, Adama Diop s’empare de l’Apocalypse pour un voyage musical entre dystopie et poésie. Entouré par Dramane Dembélé, musicien multi-instrumentiste et Jessica Martin-Maresco, au chant, au clavier et à l’interprétation, il tisse son propre récit à la fulgurance puissante du Cahier d’un retour au pays natal du grand poète martiniquais Aimé Césaire.  Avec Adama DiopMusique et chant Jessica Martin-MarescoMusique Dramane DembéléProduction Comédie de Caen – CDN de NormandieAvec le soutien du Théâtre du Rond-PointCahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire est publié aux éditions Présence africaine. En tournée : Du 16 au 18 mars 2026 CDNOI – CDN de la Réunion, du 8 au 18 avril 2026 Théâtre du Rond-Point, Paris

« THE GREAT CHEVALIER » revient à Paris pour 3 représentations exceptionnelles.

Par Cécile Philippon

Avant de se produire à Londres à The Place, M. Chevalier revient à Paris en ouverture du Festival Séquence Danse au 104, du 1er au 3 avril. Enfant terrible de la danse folklorique contemporaine et directeur artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg, l’imprévisible directeur et chorégraphe fera renaître de ses cendres, la mythique « Danse du Pigeon », en attendant la réinterprétation par Simone Mousset, herself, à l’automne 2026. Overjoyed accompagne Simone Mousset en conseil en communication et relations médias  Retour sur THE GREAT CHEVALIER Ballet National Folklorique du Luxembourg Présentation par M. CHEVALIER, Directeur Artistique – Codirection Simone MOUSSET Notre collaboration avec Simone Mousset, codirectrice du Ballet National Folklorique du Luxembourg à l’occasion de la tournée inédite de son spectacle-rencontre avec son Directeur Artistique, M. Chevalier, a débuté en France au printemps 2025. Après un passage par Vanves, dans le cadre du Festival Ardanthé, puis à l’Abbaye de Royaumont et au Festival d’Avignon, nous avons le plaisir de remettre à l’honneur M. Chevalier, enfant terrible de la danse folklorique contemporaine et nouveau directeur artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg. Ce dernier se produit dans tous les lieux qui ont contribué à l’immense succès du Ballet National – dont l’Abbaye de Royaumont et les Jardins de l’ancien Carmel d’Avignon – pour rendre hommage aux puissants liens historiques entre ces lieux et le Ballet National. C’est tout naturellement au 104 à Paris, dans ce lieu qui abritait les Pompes Funèbres de la capitale, que l’imprévisible directeur et chorégraphe fera renaître de ses cendres, la mythique « Danse du Pigeon ». Ses prestations sur scène sont aussi rares qu’intenses émotionnellement. Une expérience à ne pas manquer. Crédits & mentions :Fondatrices du Ballet National Folklorique du Luxembourg : Josephine et Claudine Bal / Direction artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg : M. Chevalier / Codirection : Simone Mousset / Dramaturge de la compagnie : Lou CopeMusiques historiques composées et enregistrées : Maurizio Spiridigliozzi / Scénographie (élément) : Mélanie Planchard, en collaboration avec Simone Mousset et Lewys HoltPrésentation : Louis Chevalier, avec la participation de Simone Mousset / Administration : Cathy Modert / Production : Anna Hainsworth et Neil Lebeter / Diffusion : La Magnanerie DATES DE LA TOURNÉE : Le 24 avril 2026The Place, Londres (Royaume-Uni)Le 13 juin 2026Église Saint-Pierre-et-Paul, programmation Trifolion Echternach (LU) de la Ville de Luxembourg (LU)Du 7 au 29 août 2026 Summerhall, Festival Fringe d’Edimbourg (Royaume-Uni)  À NOTER DÈS MAINTENANT : The Pigeon Dance – création 2026 Solo de Simone Mousset Le 5 novembre 2026KLAP, Maison pour la danse (Marseille)Les 18 et 19 décembre 2026Grand Théâtre du Luxembourg (LU) En soirées partagées, avec Tsirihaka Harrivel, Cruel Trop Tard (19h) du 1er au 3 avril puis avec Le Ballet National de Marseille / (LA)HORDE Roomates (20h) les 2 et 3 avril. M. Chevalier Le Ballet National Folklorique du Luxembourg (BNFL) est une institution culturelle distinguée, fondée en 1962 par les sœurs luxembourgeoises Josephine et Claudine Bal. Son nouveau directeur artistique, M. Chevalier est universellement reconnu comme l’une des figures les plus novatrices et énigmatiques des arts de la scène contemporaine. Artiste et directeur de renommée mondiale, il investit avec brio de nombreux champs artistiques, notamment  le ballet classique, le rock et la haute couture. Nommé l’un des cinq directeurs de ballet les plus interviewés en 2024, il apporte un leadership audacieux et visionnaire à la compagnie, définissant l’excellence dans le monde de la danse folklorique contemporaine. Simone Mousset Codirectrice du ballet et chorégraphe luxembourgeoise, lauréate du Prix Luxembourgeois de la Danse (2017), Simone Mousset a joué un rôle crucial dans la renaissance du Ballet National Folklorique du Luxembourg. Soutenue par le ministère de la Culture luxembourgeois, cette artiste associée à The Place (Londres) crée, outre ses spectacles au sein du Ballet National Folklorique du Luxembourg, des œuvres indépendantes ou pour des institutions comme la London Contemporary Dance School et le pavillon luxembourgeois à l’Expo 2021/2022. En 2023, elle publie On Uncertainty, Choreographic Spells, and Wanting to Be the Grass. Ses créations ont été soutenues en France par des institutions majeures telles que le CCN de Nantes, KLAP à Marseille, Les Hivernales à Avignon, et autres.

En 2025, le Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault fête 20 ans d’innovations au service de la danse pour toutes et tous

Par Iris Gratiet

On a l’impression d’avoir grandi dans la danse avec eux : de l’Opéra de Paris, à la tête du Ballet National de Marseille, couple virtuose dans M. & Mme Rêve, capables à la fois de réconcilier recherche artistique et succès en salle, Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault sont avant tout les inventeurs de leur propre langage. Entre danse, théâtre et performance, créant des œuvres où le corps devient un vecteur puissant d’émotion et de narration : le Théâtre du Corps est le cœur battant de leur projet. « Tout ce que nous rêvons est réalisable ». Cette phrase d’Eugène Ionesco illustre parfaitement le parcours inédit de ces artistes qui ont « défriché » de nouveaux territoires pour la danse, de l’Olympia aux salles de spectacle en milieu rural, des jeux Olympiques de Pékin aux plateaux de télévision, avec l’envie et l’ambition de faire différemment et de croiser les disciplines. Ils font aujourd’hui partie des quelques compagnies françaises indépendantes à avoir assuré plus de 1 000 représentations devant plus d’un million de spectateurs dans 16 pays à travers le monde.  En 2021, ils ouvrent leur propre Centre de Formation Professionnelle à Alfortville dans lequel ils transmettent leur technique, leur sensibilité artistique ainsi que les connaissances et compétences nécessaires à tout interprète et entrepreneur du spectacle. Plus de 30 jeunes artistes bénéficient chaque année de ces enseignements et d’une expérience professionnelle unique en lien avec les partenaires institutionnels, universitaires et culturels de la compagnie.  C’est avec l’audace de leurs 20 ans que les deux créateurs se lancent avec leurs équipes dans un ambitieux programme pour 2025 : un spectacle événement qui revient sur leur répertoire offert à tous les publics, des reprises parisiennes, des tournées nationales et une nouvelle création Don Quichotte. Du mercredi 11 au dimanche 15 juin 2025 : La Leçon, à la Scala Paris (reprise), version étendue à 15 interprètes  Chorégraphie et mise en scène Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault  mer, jeu, ven, sam à 19h et dim à 15h Créé en 2022, le spectacle La Leçon est la troisième adaptation d’une œuvre d’Eugène Ionesco par Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault après « Les Chaises » et « M. & Mme Rêve ». La mise en scène transforme une classe oppressante en un espace où le corps devient le véritable langage. Julien Derouault y incarne un professeur tyrannique et exalté, dont l’enseignement frénétique oscille entre danse, arithmétique et linguistique, tandis que ses élèves, sous son joug, se plient à une chorégraphie aussi précise que chaotique. Une nouvelle élève, avide de danse et de savoir, se heurte à la réalité brutale d’un maître qui manipule les corps autant que les esprits, jusqu’à ce que tout bascule… Pietragalla et Derouault fusionnent la puissance expressive de la danse avec la densité dramatique du théâtre. Les mouvements, ciselés et intenses, ne se contentent pas d’illustrer le texte : ils le réinventent, le prolongent, et parfois le défient avec la virtuosité de 15 interprètes du Théâtre du Corps. Avec La Leçon, le public est convié à vivre une expérience artistique où la danse porte une réflexion sur le pouvoir, le langage et la soumission.   Tournée 25-26 :  6 nov. 2025 au Ponant à Pacé (35), 16 jan. 2026 à Franconville (95), 24 jan. 2026 à la Commanderie à Dôle (39), 26 jan. 2026 à La Mals à Sochaux (25), 30 jan. 2026 à la Salle Horizon-Pyrénées au Muret (31), 27 fév. 2026 à Vaugneray (69). « Nous avons, aujourd’hui plus qu’hier, le besoin et le devoir d’échanger, d’émerveiller, de partager, de bousculer, de réveiller et d’émouvoir ; de mettre en commun non pas une pensée commune, mais nos énergies, nos contradictions, nos espoirs et désespoirs pour que la culture soit au-delà du supplément d’âme, ce qui permet à l’individu de s’élever. » Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault À propos du Théâtre du Corps Le Théâtre du Corps est le nom du travail artistique des chorégraphes Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault et de leur compagnie de danse aujourd’hui basée à Alfortville (94) près de Paris. Dès 2004, Marie-Claude Pietragalla, figure emblématique de la danse française, l’une des plus célèbres danseuses étoile de l’Opéra de Paris (1990-1998) et ancienne directrice du Ballet National de Marseille (1998-2004) s’associe à Julien Derouault, danseur soliste du Ballet National de Marseille (1997-2004) pour créer, diffuser et produire leur travail personnel. Le Théâtre du Corps est une recherche artistique sur le sens du mouvement, son expression et sa théâtralité, mais également une technique de danse et de jeu fondée sur l’appropriation et la respiration d’un texte à travers le corps. Cette méthode unique en son genre, où l’acteur danse et le danseur joue, est aujourd’hui au centre de leur travail de création. Depuis 2021, elle se transmet au sein de leur Centre de Formation Professionnelle à Alfortville qui délivre un Certificat professionnel de niveau 5.

« Euphoria » le nouveau projet chorégraphique de Caroline Breton

Par Iris Gratiet

EUPHORIA est une conversation chorégraphique et sonore entre deux chouettes sur le sens de la vie. Deux figures hybrides, mi-chouettes mi-humaines, s’éveillent, se découvrent et s’animent d’une énergie foisonnante, croissante, jusqu’à atteindre un état paroxystique qui appelle une nouvelle écologie de leur relation, entre elles et au monde. Ces deux êtres étranges traversent des situations saugrenues et poétiques qui révèlent le caractère dérisoire et splendide d’une vie. La pièce est une fantaisie qui a à cœur de faire croître en nous le sens de la merveille ; ce sens de l’émerveillement si cher à la biologiste marine Rachel Carson qui nous met en relation directe et profonde avec la puissance du vivant. chorégraphie · Caroline Bretoninterprètes · Caroline Breton & Olivier Muller création sonore · Benoist Bouvotlumières · Charles Cheminassistante · Agathe Vidalobjets chorégraphiques · Chloé Bellemèrecollaboration aux lumières & régie générale · Simon Gautier production · groupe Karol Karolcoproduction · L’étoile du nord – scène conventionnée, KLAP Maison pour la danse à Marseille, Les Hivernales – CDCN d’Avignonsoutiens à la création · Région Île-de-France – aide à la création, Fonds de dotation Francis Kurkdjian, Fondation Beaumarchais – SACD, Caisse des Dépôts – programme danse, La Chaufferie Cie DCA / Philippe Decouflé, la SPEDIDAMsoutiens en résidence · La Ménagerie de Verre Paris, Atelier de Paris / CDCN, CN D Pantin – résidence annuelle, The Watermill Center New York, La Chartreuse CNES Villeneuve-lès-Avignon Cette création 2025 est le fruit de la chorégraphe et interprète Caroline Breton. Après des études de philosophie, elle intègre l’école nationale ERACM de Marseille, où elle lance un collectif d’artistes qui dure 8 ans, diffusé dans les scènes nationales et CDN. Après 10 ans de théâtre auprès de figures fortes comme Yves-Noël Genod, Falk Richter, Christiane Jatahy, Robert Wilson, elle poursuit sa carrière de danseuse, avec les spectacles de Marco Berrettini aux Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis, Théâtre national de la Danse de Chaillot Paris, Théâtre national de Rome et tournées, Christophe Haleb, Simon Tanguy, Johanna Rocard, Simone Forti dont 3 pièces sont réactivées au Watermill Center de New York en 2023. En 2018, elle fonde avec Charles Chemin le groupe Karol Karol. Ils conçoivent une série de portraits vivants dansés, I Hope en 2019, figures en 2022 à la Ménagerie de Verre et Watermill Center.En 2021, elle crée le quatuor De Natura Rerum à La Pop Paris, Plastique Danse Flore Versailles et au Festival d’Avignon.En 2023, elle est lauréate de la Bourse écriture danse de la Fondation Beaumarchais-SACD pour EUPHORIA, duo sur le sens de la merveille qui sera créé en mars 2025 à L’étoile du nord à Paris. Le Collectif Overjoyed accompagne Caroline Breton, dans ses relations médias depuis février 2025. En tournée :samedi 22 mars 2025 à 20h30 à KLAP – Maison pour la danse, Marseille – Festival + DE GENRES · samedi 26 avril 2025 Création version in situ au Watermill Center, New York+ 3 open studios à CPR et Chez Bushwick, NYC · jeudi 5 juin 2025 La Chartreuse CNES Villeneuve-les-Avignon version In situ · jeudi 12 juin 2025 Le Vélo théâtre, scène conventionnée, Apt Prochainement en 2026 : février 2026 Les hivernales – CDCN d’Avignon- Festival Les Hivernales · mars 2026CCN, Mille Plateaux, La Rochelle, L’UMAA · juillet 2026 Festival Vaison Danses, Vaison- la-Romaine

Les projets engagés de Sylvie Balestra – Fondatrice de la Compagnie Sylex

Par Iris Gratiet

En 2024, après le succès de Grrrrr, Sylvie Balestra – Compagnie Sylex crée un nouveau projet artistique complet autour de l’adolescence : Rites de Passage. Rites de passage associe recherches, médiation, exposition et performances. Sa nécessité est apparue à Sylvie Balestra, lauréate d’un 1 % artistique du ministère de la Justice, à l’issue d’une résidence menée avec des adolescent·es dans un Centre éducatif fermé (CEF) en janvier 2023. Sylvie Balestra est danseuse-chorégraphe, formée à la danse contemporaine, à l’anthropologie de la danse et aux pratiques somatiques. Artiste compagnonne du Théâtre du Cloître, scène nationale de Bellac (87), elle s’appuie sur ce parcours pour constituer une méthodologie de travail de terrain associant danse et anthropologie. Le Collectif Overjoyed accompagne Sylvie Balestra et la Compagnie Sylex dans ses relations médias ainsi que dans la refonte de son site web. L’identité graphique de la compagnie a, quant à elle, été réalisée par Guillaume Ruiz, graphiste implanté à Bordeaux. « Dans une société qui n’a plus de rites de passage pour ce seuil si puissant qu’est l’adolescence, j’ai envie de créer une adresse directe, en mouvement, pleine d’énergie, de transformations qui puise dans l’anthropologie pour réinventer un continuum entre cultures traditionnelles et contemporaines. » Sylvie Balestra Elle fonde en 2010 SYLEX, compagnie de danse contemporaine, conventionnée en Nouvelle-Aquitaine, qui interroge ce qui met chacun d’entre nous en mouvement. Son répertoire se nourrit de l’observation anthropologique et de l’écoute des savoirs intimes et singuliers d’individus en mouvement au sein d’une communauté de travail (L’Encyclopédie du Geste Ouvrier), sportive (Rugby), géographique (4×4)… Sylvie Balestra, « chorégraphe-anthropologue » développe depuis 2010 une démarche de création de terrain, profondément humaine et basée sur l’observation et le lien avec les personnes. De la petite enfance à la vieillesse en passant par le travail et les environnements naturels, elle s’arrête pour remettre du sens « dans nos quotidiens », voire dans ce qui semble menacé par les sociétés contemporaines. Rites de passage – L’exposition ETHNOBRUT L’exposition ETHNOBRUT est issue d’un partage de savoir-faire avec des maroquiniers d’un atelier de l’entreprise Hermès, qui a permis à Sylvie Balestra de créer 7 parures en cuir et ballons de sport recyclés avec les mineurs du CEF. Ces parures exposées dialoguent avec des courts-métrages réalisés par Camille Auburtin pour que ces parures exposées soient incarnées par des mains au travail et des corps en mouvement.Autour de cette notion anthropologique du rite de passage, elle met en avant la transformation et la nécessité de rituel collectif –  avec un objet connu de toutes les cultures, symbolique et populaire : le ballon de sport qui devient, pour des adolescentes et adolescents, une armure pour se protéger, une parure pour s’empuissancer. Prochaines dates : L’Expo ETHNOBRUT du 20 septembre au 20 octobre à la Fabrique POLA de Bordeaux, puis en tournée dans toute la France. Scénographe : Isabelle Fourcade ; Réalisatrice : Camille Auburtin ; Graphiste : Guillaume RuizContributrices et contributeurs : Lætitia Fronty, Nathalie Marbouty, Laurent Contreras pour la maroquinerie Hermès ainsi que A., Ba., Br., E., JM., O. et R.Grâce aux soutiens du ministère de la Justice, de la DRAC Nouvelle-Aquitaine – Politique de la ville, de La Maroquinerie Nontronnaise, de La Région Nouvelle-Aquitaine – service Jeunesse, de La Fabrique Pola, de la Fondation d’entreprise Hermès. Rites de passage est un solo chorégraphique qui évoque l’adolescence, l’image de soi, la prise de risques, les enfermements, la dépense d’énergie, la peau – celle que l’on a, qui nous colle comme une étiquette et celle que l’on voudrait changer, la mue, la transformation. Partir d’un dribble, balle de foot au pied pour aller jusqu’à la transe, c’est le parcours que mènera cette soliste à la recherche du seuil, du passage de son enfance déjà derrière elle vers le monde adulte encore inaccessible. 50 min. à partir de 10 ans Distribution : Conception & Chorégraphie : Sylvie Balestra / Interprétation : Janice Bieleu / Création lumière : Yvan Labasse / Création costumes : Aude Desigaux / Collaboration à la mise en scène : Cyrielle Bloy / Répétitrice : Garance Bréhaudat / Artiste sonore : Simone AubertCoproductions : Le Théâtre du Cloître – Scène conventionnée à Bellac, l’Agence Culturelle Départementale Dordogne-Périgord, le Glob Théâtre – Scène conventionnée à Bordeaux, le Théâtre d’Angoulême – Scène nationale, Format Danse Ardèche, l’Agora Pôle National Cirque de Boulazac, l’OARA, Accueil studio La Manufacture CDCN Bordeaux La Rochelle avec le soutien du CCN La Rochelle Mille Plateaux Prochaines dates 24/25 : Premières : 7 et 8 novembre : Pôle National Cirque, L’Agora de Boulazac (24)12 et 13 novembre 2024 : Glob théâtre, Scène conventionnée Art & création, Bordeaux (33).19 et 20 novembre 2024 : La Briqueterie CDCN du Val-de-Marne, en partenariat avec le Festival Playground (94) 8 et 9 janvier 2025 : Théâtre d’Angoulême, Scène Nationale (16)15 au 17 janvier 2025 : Points Communs, Scène nationale de Cergy (95)30 et 31 janvier 2025 : Théâtre du Cloître, Scène conventionnée de Bellac (87)6 et 7 février 2025 : Champ de Foire – Saint André de Cubzac (33) dans le cadre du Festival POUCE ! 11 février 2025 : Château d’Oléron (17) dans le cadre du Festival POUCE ! – La Manufacture CDCN Bordeaux / La Rochelle28 mars 2025 : L’Aire Libre, Saint Jacques de La Lande (35) Et toujours en tournée 24/25 Grrrrr est un solo de danse, à partir de 3 ans, qui se joue en cercle en très grande proximité.La pièce propose un rituel dansé où des figures animales apparaissent faites de peaux, de poils et de plumes. Grâce à un costume impressionnant, le corps se transforme, du tigre à l’oiseau en passant par le cheval. Tout ce bestiaire d’animaux hybrides à jambes de danseuse amène les spectateurs dans un univers à la fois doux, grotesque et magique. Par une approche anthropologique et ludique, ce spectacle nous ramène aux origines de la danse. Expérience joyeuse et sauvage, Grrrrr invite à tous nous mettre en mouvement, enfants et adultes, dans un grand bal final.Entre 2017 et 2024, Grrrrr a été représenté plus de 500 fois dans des CCN, CDCN, CDN, Scènes nationales et Scènes conventionnées.

Nouvelle collaboration avec l’auteure et metteure en scène Pauline Sales

Par Anna Genet

Depuis le début de cette saison, le Collectif Overjoyed accompagne l’auteure et metteure en scène Pauline Sales dans ses relations médias pour sa dernière création Les Deux déesses. Une adaptation théâtrale et musicale pour un mythe d’aujourd’hui Après Les Femmes de la maison, Pauline Sales présente une adaptation contemporaine, musicale et théâtrale du mythe de Déméter et Perséphone : une mère et une fille, deux déesses combattantes pour la vie, par les hommes malmenées. Elle inscrit ce mythe oublié aujourd’hui, dans un quotidien qui nous est proche, sans le désenchanter. Avec la musique et les textes chantés, elle aborde avec délicatesse les thèmes du viol, de la séparation mère-fille, de notre rapport à la nature. Déméter et Perséphone sont les déesses de la terre et des saisons. Elle fait du rapt de Perséphone par Hadès (dieu des enfers), un fait divers qui rend compte avec justesse de la banalité de la violence. Elle a confié, entre autres, les rôles de la mère et de la fille, à un trio tout au mythe et à sa condition humaine : Clémentine Allain, Claude Lastère et Élizabeth Mazev. Un voyage à traverser comme une expérience sensorielle, avec le mythe qui s’inscrit dans nos imaginaires et évoque, avec force et justesse, des images d’aujourd’hui. « Ce mythe, qui met au centre deux femmes, auxquelles on a rendu un culte pendant plusieurs siècles avant l’avènement du christianisme, est relativement méconnu. Il porte pourtant en son sein beaucoup des sujets qui nous occupent aujourd’hui. Il y est question, entre autres, d’inceste, d’écologie, d’émancipation, de renaissance. Il décrit avant l’heure une famille monoparentale chez les Dieux. Il est, comme tous les mythes, fertile en interprétations et métaphores. » Extrait de la note d’intention de Pauline Sales À découvrir pendant la saison 24/25 5 & 6 nov. aux Quinconces L’espal, Scène Nationale du Mans – création 14 & 15 nov. à La Halle aux Grains – Scène Nationale de Blois du 20 nov. au 1er déc. au Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis 17 déc. à l’Espace Marcel Carné, Saint-Michel-sur-Orge 19 déc. au Théâtre Jacques Carat, Cachan 9 janv. à l’Agglomération du Mont-Saint-Michel, Salle des Raquettes, Isigny-Le-Buat  14 janv. à L’Estive – Scène Nationale de Foix et de l’Ariège, Foix 5 & 6 fév. à la MC2 : Maison de la Culture de Grenoble Portrait de Pauline Sales Pauline Sales a écrit plus d’une vingtaine de pièces, éditées principalement aux Solitaires Intempestifs. Elles ont entre autres été mises en scène par Jean Bellorini, Jean-Claude Berutti, Marie-Pierre Bésanger, Richard Brunel, Philippe Delaigue, Paul Desveaux, Lukas Hemleb, Laurent Laffargue, Marc Lainé, Arnaud Meunier, Kheireddine Lardjam, Odile Grosset Grange. Plusieurs de ses pièces sont traduites et ont été représentées à l’étranger. De 2002 à 2007, elle est autrice associée à La Comédie de Valence, avant de prendre pendant dix ans la direction avec Vincent Garanger du Préau, Centre Dramatique National de Normandie à Vire. Ils y mènent de 2009 à 2018 un travail de création principalement axé sur la commande aux auteurs et aux metteurs en scène. Ils créent également le festival Ado, novateur dans le paysage théâtral français. Aujourd’hui, Pauline Sales continue sa démarche d’écrivaine et de metteuse en scène dans le cadre de la compagnie À L’Envi. Elle développe des projets tournés vers la jeunesse et vers le public adulte, en initiant pour chaque spectacle un dispositif d’action artistique et culturelle.

structure : le bel hiver de Pascal Rambert

Par Mila Rosat

structure est la maison de production créée en 2017 par Pauline Roussille et l’auteur et metteur en scène Pascal Rambert, qui produit et diffuse en France et à l’international le travail de ce dernier. Elle produit 7 à 10 pièces par an, cette année 6, et développe en parallèle un nouveau projet « d’incubateur », proposant à de jeunes auteur·rices une aide dans l’élaboration de leurs projets (conseil, aide à la diffusion…). structure poursuit également un travail de transmission dans nombre d’écoles de théâtre et mène des actions de création avec des personnes éloignées des théâtres. Le Collectif Overjoyed accompagne structure dans sa communication et ses relations médias sur la saison 22/23. Présentation de structure par Pauline Roussille et Pascal Rambert Cette « saison structure », particulièrement riche en France et à Paris, est l’occasion de (re)découvrir un acteur de la culture française toujours en mouvement, qui contribue, à son échelle et avec des lieux amis, à faire rayonner le texte et le théâtre contemporains français sur le territoire et au-delà (Espagne, Italie, Maroc, Burkina Faso…). Créations : un diptyque de monologues intenses Perdre son sac Jusqu’au 28 janvier au TNB Théâtre National de Bretagne, Rennes07 > 17 février au Théâtre des Bouffes du Nord, Paris Puis en tournée sur la saison 2023-2024 Texte, mise en scène et installation Pascal Rambert avec Lyna Khoudri  Une jeune femme, dans la rue. Elle dit qu’elle est laveuse de vitres, temporairement. Et commence à parler. Elle vide son sac, dit ses colères et ses manques. Elle s’adresse aux passants pour dire sa solitude, sa colère, la perte de son amoureuse, son incompréhension face à un monde que certains estiment divisé entre « les gens qui réussissent » et « les gens qui ne sont rien ». « La pièce de Pascal Rambert, une fois de plus, s’insurge contre le langage tiède, terne, traquenard, le langage en plastique, étriqué et stéréotypé, le langage copie conforme qui ne s’invente pas mais reproduit jusqu’à la nausée ses phrases asphyxiées, le langage sans perspective qui réduit la complexité des choses, amoindrit les nuances de nos existences, il s’insurge contre l’absence de langage, ce trou béant dans lequel s’engouffrent la violence et nos impuissances, contre le langage sournois du capital, le pire peut-être de tous. » Marie Plantin, sceneweb, 23/01/2023 Ranger Jusqu’au 28 janvier au TNB Théâtre National de Bretagne, Rennes02 > 18 février au Théâtre des Bouffes du Nord, ParisPuis en tournée sur la saison 2023-2024 Texte, mise en scène Pascal Rambert avec Jacques Weber « Je vais écrire ranger pour toi [Jacques Weber] ce sera cet homme qui range ses affaires sa vie avant de disparaître il loue une chambre d’hôtel et fait repasser tout les peines et la joie les chagrins et l’amour tout avant de s’allonger puis de prendre ce qu’il faut et laisser la porte ouverte pour que vienne se blottir ce qui aide à mourir. » Pascal Rambert  « Pascal Rambert a su trouver un ton juste, sans pathos, avec des contrepoints de légèreté qui rendent cette émotion presque allègre. » Théâtral Magazine, 19/01/2023 En tournée 3 annonciations 01 > 04 février 2023 au PARIS Théâtre National de Chaillot Texte et mise en scène Pascal Rambert avec Audrey Bonnet, Silvia Costa, Barbara Lennie en alternance avec Itsaso Arana Trois comédiennes au plateau, Silvia Costa, Barbara Lennie en alternance avec Itsaso Arana, et Audrey Bonnet, se réapproprient le mystère de l’annonciation qui se joue entre la vierge Marie et l’ange Gabriel, incarné par chacune d’entre elles dans leurs langues maternelles. Trois monologues, en italien, espagnol, français. Trois prises de parole performatives creusent ce sillon pour le questionner aujourd’hui, le tirer du côté de la modernité. Dans ce dispositif, le public devient le dépositaire de la révélation, il est en position de recevoir, dans l’état d’écoute de la Vierge. « Voyage poétique et spirituel, 3 annonciations interroge la beauté et l’humanité ainsi que leur résistance au temps. Entre flux hypnotique du texte et puissance des images que fait naître la mise en scène épurée, le spectateur est assailli par la crainte et l’espoir. » Catherine Robert, La Terrasse, 17/12/2022 Pascal Rambert • 3 annonciations from Théâtre de Chaillot on Vimeo. Les nouvelles perspectives de structure production L’incubateur  structure abrite un incubateur de créateur·rice·s contemporain·e·s émergent·e·s qui les accompagne dans la production de leur projet en leur prodigant formation, conseil et financement. Cette saison, structure soutient l’autrice et metteuse en scène Clémentine Baert et la compositrice Aurélie Mestres (aka Louise Roam) pour la création de leur pièce Dans la Ville quelque part, spectacle pluridisciplinaire, performance vocale, physique et musicale à deux voix qui explore les méandres de la mémoire d’une femme qui tente de se reconstruire. Création mai 23 au Festival Châteauvallon – Scène Nationale, Toulon Transmission Cette année, Pascal Rambert entreprend des actions de création et s’invite aux côtés des profils/publics éloignés des lieux de culture – ici des personnes détenues. En collaboration avec le ministère de la Culture / DRAC et le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation de la Seine-et-Marne, le projet Je te réponds s’inscrit dans une démarche d’ouverture de la parole : “Parfois le fait de parler est compliqué. Écrire encore plus. Dire aux êtres chers ce que l’on a toujours désiré leur dire peut s’avérer impossible. Cela c’est dans la vie ordinaire.” Pascal Rambert Création le 14 février 2023 dans le gymnase du centre pénitentiaire Sud Francilien de Réau (77) et reprise au Théâtre des Bouffes du Nord pour une représentation exceptionnelle en février 2023. ★ Pour en savoir plus sur structure