Théâtre du peuple. Son histoire se conte en épisodes.

Par Collectif Overjoyed

Du 16 juillet au 28 août 2026, l’utopie bussenette rêvée par Maurice et Camille Pottecher prendra la forme d’une fiction théâtrale en 6 épisodes, Hériter des brumes – La folle histoire du Théâtre du Peuple, écrite par Alix Fournier-Pittaluga et Paul Francesconi, mise en scène par Julie Delille. Une expérience théâtrale inédite à vivre en famille (dès 8 ans) au coeur de la nature spéctaculaire des Vosges. Overjoyed accompagne le Théâtre du peuple pour sa communication et ses relations presse. Hériter des brumes – La folle histoire du Théâtre du Peuple Une grande saga feuilletonnesque en 6 épisodes Hériter des brumes, c’est l’histoire d’une troupe de théâtre, composées d’acteurices d’aujourd’hui, qui tentent de reconstituer l’aventure du Théâtre du Peuple, cent trente ans après sa création. C’est une quête pour essayer de comprendre ce qu’est une utopie et ce que peut l’utopie, pour nous, aujourd’hui, en 2026. Il y a dedans beaucoup d’amitiés et de passions, des fantômes, deux guerres mondiales, le village de Bussang, des histoires d’amour, des histoires de famille, d’innombrables crises, d’innombrables réconciliations, des arbres, des paysages… et des spectacles, beaucoup de spectacles ! Dès 11h, la troupe accueille le public pour une grande saga intense, artistique et humaine, en suivant la course du soleil. Plus d’un siècle traversé en quelques heures, ponctuées de pauses conviviales. Les Éphémères Des impromptus pluridisciplinaires et festifs  Les vendredis d’été, l’équipe du Théâtre du Peuple concoctera des temps de poésie, de musique, de convivialité et d’échanges, des impromptus artistiques, festifs, « sauvages » qui surgiront pour le plus grand plaisir de tou·tes les spectateurices, des plus jeunes à un public plus international, sans oublier les vosgien·nes. Aux manettes de ces parenthèses ouvertes en grand, Julie Delille donne carte blanche à des artistes complices, passeur·ses du Vivant et attaché·es aux questions de lien au territoire :  Mais aussi… Planète Bussang, le Théâtre du peuple Samedi 29 août à partir de 11H Une journée de clôture à la hauteur de cette saison avec au prgramme : une lecture-enquête À la recherche de Tante Cam, concoctée à quatre mains par Alix Fournier-Pittaluga et Sandrine Pirès, la projection du film documentaire Planète Bussang, le Théâtre du Peuple de Bastien Simon, et une fin de soirée festive Meta Myrtille avec l’artiste Léopoldine HH.  Journées du Matrimoine Samedi 12 et dimanche 13 août à 15H Pour ces Journées du Matrimoine, découvrez le destin tragique et l’œuvre puissante de la sculptrice Camille Claudel, longtemps éclipsée par Rodin et son frère Paul. Plusieurs rendez-vous rythmeront le week-end afin de dessiner un portrait sensible de cette artiste fascinante.

Festival Silence : Le cinéma comme vous ne l’avez jamais entendu !

Par Collectif Overjoyed

Du 27 au 31 mai 2026, le Théâtre et Cinéma Georges Simenon à Rosny-sous-Bois se transforme en laboratoire artistique, offrant 5 jours de découvertes entre musique et cinéma. Pour sa 8ème édition, le Festival Silence met à l’honneur de nouvelles expériences poétiques et culturelles, prouvant que le ciné-concert est un genre majeur du spectacle vivant, capable d’émerveiller petits et grands. Overjoyed accompagne le Festival Silence dans ses relations presse Mais au fait, c’est quoi un ciné-concert ? Un ciné-concert pourrait se définir comme l’art de projeter un film sur grand écran, en laissant les musiciens, installés juste devant nous, créer la bande-son en direct. Loin des séances de cinéma classiques, c’est une performance où l’image et la musique se répondent pour offrir une expérience sensorielle unique. Faites l’exéprience d’Un brin d’audace, une création inédite pour cette édition. Le duo Nichotomie nous emmène hors des sentiers battus avec 5 courts-métrages venus des 4 coins de la planète. Mêlant mélodies et bruitages, Nicolas et Tommy accompagnent les personnages dans leurs épopées tantôt rêveuses, tantôt risquées, et nous invitent à partager leurs aventures. Découvrez les temps forts du festival  :  Ailleurs de Gints Zilbalodis, par la Compagnie Anaya Ce film d’animation sans paroles de Gints Zilbalodis (réalisateur du succès Flow) nous fait suivre le voyage d’un jeune homme échoué sur une île déserte après un accident d’avion. Sur scène, les musiciens Camille Saglio et Matthieu Dufrene jouent la bande-son en direct (ambiance rock et planante). Entre vidéo et mise en scène immersive, c’est une véritable plongée sensorielle dans une aventure pleine de douceur. À découvrir dans et hors les murs… Choeurs d’oiseaux, de et par My Single Lise. Une invitation poétique à lever les yeux, tendre l’oreille et à s’envoler dans un univers ou la musique et l’image dialoguent en harmonie. Composé de cinq courts-métrages d’animation, ce spectacle met en scène des oiseaux aux destins singuliers. Ces petites histoires nous parlent d’amitié, de voyage, de découverte, d’apprentissage et de liberté, en traversant une palette d’émotions riches et nuancées : la joie de l’envol, la colère devant l’obstacle, l’émerveillement face à l’inconnu. L’inconnu, un film de Tod Browning, par Sylvain Rifflet et son orchestre. Une version restaurée d’un mélodrame ébouriffant, un orchestre de sept musiciens sur scène, dont un bruiteur, et la lumière qui donne corps aux interprètes. Le saxophoniste Sylvain Rifflet transforme l’expérience du ciné-concert, à la croisée du regard et de l’écoute. Augmenté grâce à l’engagement de Sylvain Rifflet, ce mélodrame muet produit un véritable choc esthétique aux résonnances très actuelles sur les rapports hommes-femmes.  Au fil du jeu, de et par Sophie Maurin. Suivons les personnages attachants de ces 5 courts-métrages dans leurs explorations ludiques pleines de fantaisies et de surprises ! Plus qu’une initiation au cinéma, à la musique et à la poésie, ce spectacle aborde des thèmes comme l’imagination, le partage, la patience, l’entraide et la tendresse. Une création sensible et joyeuse, où l’apprentissage s’opère par le jeu et les émotions. Ciné-concert électro-pop Panique  !! de et par Temps Calme Piochés dans le recueil Panique Tous Courts (Réalisé en 2017 par Vincent Patar et Stéphane Aubier), issu de la série Panique au village, les trois courts-métrages mis en musique par Temps Calme regorgent d’humour loufoque, de génie créatif et d’animation stop motion. Synthétiseurs (claviers, thérémine, contrôleurs divers), guitare, voix, percussions, sons concrets ou extraits sonores modelés pour devenir rythmes : les compositions électro et pop créées pour l’occasion sont la bande-son idéale des péripéties de Cowboy, Indien et Cheval. Rendez-vous à Rosny-sous-Bois dès le 27 mai : Ciné-concert Un brin d’audace : Mercredi 27 mai à 15h (Puis en tournée en 2027 au Festival Ciné Junior et au Festival du Forum des Images à Paris, Saint-Ouen, Thourotte…) Ciné-concert Ailleurs : Vendredi 29 mai à 20h30 (Puis en tournée en 2026-2027 au Mixt à Nantes et en Loire Atlantique, en Ile de France et en Isère, aux Festivals Visages du Monde à Cergy Pontoise, Ecran Total à Chaville, Monte dans l’Bus à Saint-Berthevin…) Ciné-concert Choeurs d’oiseaux : Samedi 30 mai à 11h Ciné-concert L’inconnu : Dimanche 30 mai à 20h30  Ciné-concert Au fil du jeu : Dimanche 31 mai à 10h30  Ciné-concert électro-pop Panique  !! : Dimanche 31 mai à 17h

Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare : une saison 2026 entre nature et création

Par Collectif Overjoyed

Niché au cœur du Bois de Boulogne, le Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare ouvre sa saison 2026 du 30 mai au 27 septembre, sous la direction artistique de Lisa Pajon et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de spectacle vivant en plein air à Paris. Overjoyed accompagne le Théâtre de Verdure sur sa communication numérique et ses relations presse. Un lieu unique, entre patrimoine et nature Inauguré en 1856 par Napoléon III, ce théâtre entièrement végétalisé accueille 240 spectateurs autour d’un chêne rouvre multicentenaire, au sein d’un écrin de 390 espèces végétales. Claude Debussy et Sarah Bernhardt s’y sont produits à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, ce théâtre saisonnier vit au rythme de la nature pour notre plus grand bonheur. La création 2026 : Shakespeare Love Temps fort de la saison, Shakespeare Love est une création originale de la Compagnie les Bouffons sans Roi (Ana Lorvo et Simon Dufour), conçue pour le Théâtre de Verdure. Cette pièce dissèque les relations amoureuses modernes avec humour à travers trois figures féminines emblématiques : Juliette, Hélèna et Olivia. Elle sera présentée les 30 et 31 mai, 6 et 7 juin, puis du 25 au 30 août. Des reprises et une programmation pluridisciplinaire Quatre créations des saisons précédentes sont au programme : FIESTA de Gwendoline Soublin (jeune public, dès 5 ans), La Tempête de Shakespeare mise en scène par Sarah Oppenheim, La Contrebasse de Patrick Süskind, et Lettre au Père de Franz Kafka, par la Compagnie La Controverse. Les « irruptionnantes » débutent les 10, 11 et 12 juillet avec un spectacle de danse khmère. En partenariat avec le Festival Paris l’été, retrouvez la Compagnie Dame Chevaliers, Caro Geryl et Adèle Haenel, pour Voir Clair avec Monique Wittig, les 16, 17 et 18 juillet. Enfin, place à l’Association Française d’Astronomie le 26 août. Côté concerts cette année, Fredo Burguières des Ogres de Barback et Clarisse Catarino se produiront le 19 juillet. Le 29 août, place au Fado pour la Fête du Théatre de Verdure, avec Tania Raquel Caetano accompagné par l’un guitaristes les plus iconiques de la discipline : Philippe de Sousa. RENDEZ-VOUS : Ouverture de la billetterie dès le 1er mai sur letheatredeverdure.com Présentation de la saison : mardi 12 mai à 17h Ouverture : week-end du 30 mai Clôture : 27 septembre 2026 Où : Jardin Shakespeare, Pré Catelan, Bois de Boulogne, Paris

« Au nom des arbres », un thriller écologique et poétique.

Par Collectif Overjoyed

Découvrez une fable contemporaine, mise en scène par Roland Auzet, écrite par Texte Laurent Gaudé, dissèque avec poésie la possibilité du recours à la lutte armée, au nom du Vivant. Soutenue par un nouvel usage de l’art, en dehors des lieux dédiés à la culture, dans une expérience immersive inédite, « Au nom des arbres » se dévoile pour ses premières dates nationales, au Centre commercial Westfield La Part-Dieu à Lyon, du 21 au 24 avril. Overjoyed accompagne Act Opus sur sa communication et ses relations médias dans le cadre de cette nouvelle création. Synopsis Au nom des arbres est un thriller écologique porté par une question brûlante : faut-il lutter pour sauver un arbre ? Protéger un fleuve ? Défendre des espèces menacées ? La pièce nous plonge dans l’émergence d’un mouvement écologiste international décidé à éveiller les esprits par des actions simultanées, connectées à travers plusieurs continents. Une tension monte. Un basculement se prépare. Et chacun se retrouve face à une question simple, vertigineuse : jusqu’où agir au nom du vivant ? Une expérience sensorielle La dramaturgie procède d’un éclatement narratif rendu possible grâce à l’application THIS, que chaque spectateur aura téléchargée sur son smartphone. Le casque audio permet une perception sonore totale et optimale, et une narration parallèle, à travers des éléments audios ou vidéos reçus sur chaque smartphone, en temps réel, dans les différents lieux et espaces du récit. Cette narration en plusieurs espaces simultanés, le premier devant les spectateurs, et les autres reçus sur les smartphones est vertigineuse. C’est aussi une expérience sensorielle tout à fait nouvelle. Une immersion active, au coeur d’un lieu de vie Le centre commercial Westfield Lyon Part-Dieu devient le terrain d’une fiction, chaque espace se transformant en scènes éphémères (escalier central, coursives, circulations…). Trois comédiens évoluent dans l’espace et communiquent avec les membres de l’organisation écologique qui sont à l’étranger. Les spectateurs, munis de casque audio, reçoivent au plus près les voix des comédiens et les éléments additionnels qui créent une dramaturgie sonore exceptionnelle. Le spectateur est totalement libre de son parcours, choisissant son angle de vue, sa qualité d’écoute, son parcours, et peut décider à tous moments où aller saisir la narration. Rendez-vous du 21 au 24 avril 2026 à Westfield La Part-Dieu, Lyondu mar au ven à 20h30 « Au nom des arbres«  Texte Laurent GaudéMise en scène Roland Auzet | ACT OpusAvec Victoire Du Bois, Hervé Pierre, Thibault Vinçonet en vidéo Antonia Bill, Blaise Pettebone, Rose Martine.

« THE GREAT CHEVALIER » revient à Paris pour 3 représentations exceptionnelles.

Par Collectif Overjoyed

Avant de se produire à Londres à The Place, M. Chevalier revient à Paris en ouverture du Festival Séquence Danse au 104, du 1er au 3 avril avec The Great Chevalier. Enfant terrible de la danse folklorique contemporaine et directeur artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg, l’imprévisible directeur et chorégraphe fera renaître de ses cendres, la mythique « Danse du Pigeon », en attendant la réinterprétation par Simone Mousset, herself, à l’automne 2026. Overjoyed accompagne Simone Mousset en conseil en communication et relations médias  Retour sur THE GREAT CHEVALIER, Ballet National Folklorique du Luxembourg. Présentation par M. CHEVALIER, Directeur Artistique – Codirection Simone MOUSSET. Notre collaboration avec Simone Mousset, codirectrice du Ballet National Folklorique du Luxembourg à l’occasion de la tournée inédite de son spectacle-rencontre avec son Directeur Artistique, M. Chevalier, a débuté en France au printemps 2025. Après un passage par Vanves, dans le cadre du Festival Ardanthé, puis à l’Abbaye de Royaumont et au Festival d’Avignon, nous avons le plaisir de remettre à l’honneur M. Chevalier, enfant terrible de la danse folklorique contemporaine et nouveau directeur artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg. Ce dernier se produit dans tous les lieux qui ont contribué à l’immense succès du Ballet National – dont l’Abbaye de Royaumont et les Jardins de l’ancien Carmel d’Avignon – pour rendre hommage aux puissants liens historiques entre ces lieux et le Ballet National. C’est tout naturellement au 104 à Paris, dans ce lieu qui abritait les Pompes Funèbres de la capitale, que l’imprévisible directeur et chorégraphe fera renaître de ses cendres, la mythique « Danse du Pigeon ». Ses prestations sur scène sont aussi rares qu’intenses émotionnellement. Une expérience à ne pas manquer. DATES DE LA TOURNÉE : Le 24 avril 2026The Place, Londres (Royaume-Uni)Le 13 juin 2026Église Saint-Pierre-et-Paul, programmation Trifolion Echternach (LU) de la Ville de Luxembourg (LU)Du 7 au 29 août 2026 Summerhall, Festival Fringe d’Edimbourg (Royaume-Uni)  À NOTER DÈS MAINTENANT : The Pigeon Dance – création 2026 Solo de Simone Mousset Le 5 novembre 2026KLAP, Maison pour la danse (Marseille)Les 18 et 19 décembre 2026Grand Théâtre du Luxembourg (LU) En soirées partagées, avec Tsirihaka Harrivel, Cruel Trop Tard (19h) du 1er au 3 avril puis avec Le Ballet National de Marseille / (LA)HORDE Roomates (20h) les 2 et 3 avril. M. Chevalier Le Ballet National Folklorique du Luxembourg (BNFL) est une institution culturelle distinguée, fondée en 1962 par les sœurs luxembourgeoises Josephine et Claudine Bal. Son nouveau directeur artistique, M. Chevalier est universellement reconnu comme l’une des figures les plus novatrices et énigmatiques des arts de la scène contemporaine. Artiste et directeur de renommée mondiale, il investit avec brio de nombreux champs artistiques, notamment  le ballet classique, le rock et la haute couture. Nommé l’un des cinq directeurs de ballet les plus interviewés en 2024, il apporte un leadership audacieux et visionnaire à la compagnie, définissant l’excellence dans le monde de la danse folklorique contemporaine. Simone Mousset Codirectrice du ballet et chorégraphe luxembourgeoise, lauréate du Prix Luxembourgeois de la Danse (2017), Simone Mousset a joué un rôle crucial dans la renaissance du Ballet National Folklorique du Luxembourg. Soutenue par le ministère de la Culture luxembourgeois, cette artiste associée à The Place (Londres) crée, outre ses spectacles au sein du Ballet National Folklorique du Luxembourg, des œuvres indépendantes ou pour des institutions comme la London Contemporary Dance School et le pavillon luxembourgeois à l’Expo 2021/2022. En 2023, elle publie On Uncertainty, Choreographic Spells, and Wanting to Be the Grass. Ses créations ont été soutenues en France par des institutions majeures telles que le CCN de Nantes, KLAP à Marseille, Les Hivernales à Avignon, et autres. Crédits & mentions :Fondatrices du Ballet National Folklorique du Luxembourg : Josephine et Claudine Bal / Direction artistique du Ballet National Folklorique du Luxembourg : M. Chevalier / Codirection : Simone Mousset / Dramaturge de la compagnie : Lou CopeMusiques historiques composées et enregistrées : Maurizio Spiridigliozzi / Scénographie (élément) : Mélanie Planchard, en collaboration avec Simone Mousset et Lewys HoltPrésentation : Louis Chevalier, avec la participation de Simone Mousset / Administration : Cathy Modert / Production : Anna Hainsworth et Neil Lebeter / Diffusion : La Magnanerie

« Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative » et « Elles vivent » d’Antoine Defoort pour un temps fort parisien.

Par Collectif Overjoyed

Nous sommes tous des artistes, ou plutôt, des designers au quotidien, notamment dans notre façon de beurrer une tartine. Antoine Defoort, dans « Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative » dresse sur nous ce portrait, dans un spectacle qui ressemble à s’y méprendre à une conférence (et vice-versa), l’humour et l’esprit en plus. Venez découvrir ou redécouvrir l’univers unique d’Antoine Defoort à Paris, du 17 au 28 mars, à La Maison des Métallos, puis en tournée jusqu’en mai 2026. Overjoyed accompagne Antoine Defoort sur sa communication numérique et ses relations presse. Après avoir fait le régal de tou·tes au Festival d’Avignon 2024, Antoine Defoort reprend la route, de la France au Luxembourg en passant par la Belgique et la Suisse, avec son seul-en-scène drôlement décalé et ingénieux : « Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative« . Le mot de l’auteur : Dans ce spectacle, qui ressemble à s’y méprendre à une conférence (et vice-versa), on parle notamment de design, de ce qui se trame quand on engage un processus de design, du fait que le moindre quidam random qui se confectionne une tartine le matin pour aller avec son café est en fait engagé dans un processus de design. Je me fais une joie de partager l’enthousiasme que suscite cette méthode à la fois ancestrale et révolutionnaire, qui s’avère extrêmement efficace pour déjouer les pièges redoutables qui jalonnent le processus de conception, tels que : On aura notamment le concours de quelques bonnes blagues, et d’une des métaphores les plus savoureuses et croustillantes du moment, la métaphore de l’espace inter-cérébral.  Enfin, il faut peut-être que vous sachiez : ça a failli s’appeler « Un gratin, un panda. » Antoine Defoort Et si vous l’aviez manqué… Pour notre plus grande joie, Antoine Defoort reprend aussi sa grande forme « Elles vivent » à Paris, en avril 2026. Une fable anticipatrice légère et décapante autour du discours politique et du monde des idées. Ainsi comme il n’est jamais trop tard pour découvrir ou redécouvrir cet artiste joyeusement singulier, on vous invite cette saison à vous aérer la tête en sa compagnie, ici ou là, selon la date de votre choix. Antoine Defoort : Parcours et créations. Après un parcours universitaire, Antoine Defoort suit des études d’art dans plusieurs institutions dont l’Ersep, École régionale supérieure d’expression plastique, à Tourcoing. Titulaire du diplôme national supérieur d’expression plastique en 2004, il s’intéresse progressivement à la performance, comme support possible d’investigations plastiques, musicales, filmiques et ludiques. Il monte en 2005 un premier projet intitulé Indigence = élégance. C’est alors qu’il rencontre Julien Fournet. Ils fondent en 2006 la structure de production Frietsoep inc qui deviendra plus tard après regroupement avec Halory Goerger l’Amicale de production. Antoine Defoort est plasticien performeur dans ses propres créations qui suivront, dont Cheval en 2006 et &&&&&&&&& en 2007. Antoine Defoort se définit comme un artiste de variété, cherchant à exploiter la pénétration du quotidien dans l’art contemporain.  Son travail rassemble formes, sens, médium, matériaux, telles des collections de connexions qu’il appelle lui-même des « collexions ». Que ce soit des vidéos, des films, des sons, des installations ou des textes, les éléments participant à la création sont conçus de manière autonome, avant d’être agencés dans le cadre de performances transdisciplinaires hétéroclites et antithématiques. Il crée en 2012 Germinal avec Halory Goerger pour la Biennale de la Danse de Lyon, monte en mai 2014 un projet de conférence ludique autour de la question de la propriété intellectuelle intitulé Un faible degré d’originalité, présenté au CENTQUATRE-PARIS. En 2021 au Phénix de Valenciennes, il crée Elles Vivent. En 2024, il crée au Train Bleu, Festival d’Avignon : Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative. Prochaines dates : « Sauvez vos projets (et peut-être le monde) avec la méthode itérative d’Antoine Defoort« 10 et 11 mars 2026Maison de la culture de Tournai – Belgique Du 17 au 28 mars 2026Maison des Métallos – Paris du 28 au 30 avril 2026Le Phénix, Scène Nationale de Valenciennes (59) 5 et 6 mai 2026 Théâtre SQY – Scène Nationale de Saint-Quentin en Yvelines  (78) 

Culture & Communication. Interview #13 : Suzy Boulmedais, responsable de la communication du Théâtre National de Strasbourg

Par Collectif Overjoyed

Chaque mois, nous allons à la rencontre des dirigeant·e·s et communicant·e·s du secteur pour partager leurs visions du métier, leurs bonnes pratiques et leurs motivations. Ce mois-ci, Suzy Boulmedais, responsable de la communication du Théâtre National de Strasbourg (TNS), a pris le temps d’un entretien sous le signe de la joie. Elle nous raconte son parcours et son expérience à Strasbourg, au sein de ce Théâtre et École, portés par Stanislas Nordey, qui passe le relais à Caroline Guiela Nguyen après 9 années à la direction de cette maison. Pour commencer, peux-tu nous raconter le parcours qui t’a menée jusqu’au spectacle vivant ? À aucun moment au début de mon parcours ou de ma formation, je n’ai imaginé travailler dans un théâtre, mais j’ai toujours su que j’avais envie d’être dans un environnement collectif, artistique et dans le secteur public : être ensemble et mettre en lien les personnes et projets, c’est ce qui me fait avancer. J’ai suivi des études d’anglais jusqu’au Master et, après une période de travail en Angleterre et un stage dans la production musicale à Paris, je suis revenue à Strasbourg avec l’envie de me former dans la culture. J’ai donc repris une formation en management de projet culturel et j’ai effectué mon stage au TNS en 2007 aux relations presse. À cette époque, le théâtre était dirigé par Stéphane Braunschwheig autour d’un projet très contemporain, tourné vers des textes d’Europe et d’ailleurs, qui a modifié l’image classique que j’avais du théâtre. C’était alors l’avant-dernière saison avec Didier Juillard en tant que Secrétaire général et Chantal Regairaz à l’information et c’est avec eux que j’ai avancé. J’ai travaillé aussi sur les relations publiques pendant la fin de mandat et suis revenue sur la coordination entre la communication et le secrétariat général et sur la presse. Comme j’étais bilingue, j’ai accompagné le Festival Première, projet entre le TNS et Le Maillon, avec de jeunes metteur·se·s en scène européen·ne·s. Pendant 4 jours se retrouvaient à Strasbourg des sortants d’écoles ou des premières fois d’artistes polonais, suisses, hongrois, allemands, anglais, belges ou français. On y a vu Kornel Mundruczo, Marta Gornika ou Thom Luz… Ça m’a beaucoup plu, alors j’ai continué à travailler à cet endroit de lien entre le TNS et le Maillon pendant 4 années de suite. Ensuite, je suis partie à la Ville de Strasbourg en tant qu’attachée de presse. Puis le théâtre a ouvert un poste en tant que chargée de l’information numérique avec Julie Brochen, directrice du TNS de 2008 à 2014. Je suis revenue travailler en binôme avec Chantal Regairaz dans une équipe à l’époque composée de 2 personnes. Une expérience passionnante car tout était à inventer et réinventer, je me suis formée au numérique en 2011 – on se posait alors beaucoup de questions : comment ça fait bouger nos métiers, comment l’intégrer dans les différents métiers du théâtre, comment en faire un outil de médiation et non d’information verticale, comment le numérique vient au service de l’artistique… L’enjeu à mon poste était de faire rayonner le TNS en ligne, de former des ambassadeurs parmi notre public, d’amener en interne chacun et chacune à être acteur de ce déploiement. Concrètement ceci s’est traduit par reconstruire le site web, fabriquer des contenus pour nos tout récents comptes sur les réseaux sociaux, créer des partenariats avec des communautés de « blogueurs », et sensibiliser les équipes au quotidien . Nous avons mené un véritable accompagnement au changement avec les 100 permanent·e·s de l’époque et les intermittent·e·s, écouté les craintes et apporté un peu de confiance par rapport à l’utilisation de leur image et leurs propos sur les réseaux. Nous avons mis en place plusieurs temps de formation ou de workshops autour de ces questions avec des intervenants extérieurs comme Pascal Desfarges. En 2014, Stanislas Nordey arrive, avec sa passion des écritures francophones, des artistes associés, autour de valeurs fortes – diversité et parité –, une ambition pour l’École, son désir de démocratiser l’accès aux salles avec la construction d’une saison parallèle gratuite, les programmes Ier Acte destiné à favoriser une plus grande diversité sur les plateaux ou encore le Prix Bernard-Marie Koltès où les lycéens sont formés à avoir un regard de spectateurs à travers un travail collectif et l’élection d’un auteur ou d’une autrice. La problématique de communication repose sur la manière de faire vivre ça dans la ville, dans un environnement culturel très riche, et comment exister en dehors au niveau national. Sur le plan de l’organisation du Théâtre, les choses bougent aussi. Les services communication et information fusionnent sous la responsabilité de Chantal Regairaz. Entre 2014 et 2020, je me charge du numérique et de la presse, puis deviens chargée de communication 360 avant de prendre en 2020 la responsabilitédu service. Comment s’organise ton service ? Nous nous occupons de la communication du théâtre et de son École avec un graphiste intégré, un chargé de communication print et web, une chargée de communication presse et web et parfois des stagiaires et des alternant·e·s pour venir renforcer l’équipe. La période Covid nous a amenés à développer de nouveaux outils de télétravail et de communication destinés au public : une chaîne de podcast toujours en ligne et un compte Instagram fourni et dynamique. Nous nous appuyons sur une équipe jeune arrivée dans les 5 dernières années et sur un photographe merveilleux qui fait toutes les images de création et de la vie à l’École, et une attachée de presse précieuse qui travaille à Paris pour faire rayonner le TNS au national, Anita Le Van. Nous avons aussi travaillé avec des agences qui ont façonné l’identité du TNS, avant d’internaliser cet aspect, car Stanislas a un regard très fin et sait ce qu’il veut. Ponctuellement, je suis amenée à travailler avec des agences en local (Vuxe) pour les développements web ponctuels. À l’arrivée de Stanislas, nous avons mené un gros appel d’offres pour développer le site web : l’agence Les comptoirs à Paris a été retenue. Nous pouvons compter sur des partenaires en local, des réseaux de diffusion et nous avons…

Culture & Communication. Interview #12 : Eric Leite, directeur de la communication et de la billetterie au Monfort Théâtre

Par Collectif Overjoyed

Chaque mois, nous allons à la rencontre des dirigeant·e·s et communicant·e·s du secteur pour partager leurs visions du métier, leurs bonnes pratiques et leurs motivations. Pour ce 12e entretien, nous avons interviewé Eric Leite, directeur de la communication et de la billetterie au Monfort théâtre.  Eric Leite est issu d’une formation scientifique, avec un attrait tout particulier pour les métiers de la mer. Après un DEUG de Science, il s’est lancé dans l’univers de la voile à la Rochelle, à la recherche d’un cursus de navigateur. Il est rentré dans la Marine Nationale dans laquelle il a passé 3 ans et demi sur un bateau, comme patrouilleur à Brest. Une première expérience formatrice dans l’univers du service public.  A côté de ses études, Eric Leite cultive un attrait pour la musique et devient très actif dans l’organisation de concerts et festivals. C’est après son expérience militaire, qu’il décide de se replonger dans ce qu’il aime faire : communiquer auprès du plus grand nombre les événements qu’il organise. Sur les conseils de certains journalistes rencontrés sur ces événements, il se lance dans une licence de communication à Nanterre.  Comment avez-vous commencé votre vie professionnelle dans le spectacle vivant ? Pendant mon cursus à Nanterre, il a fallu faire trois stages, alors je me suis retourné vers mon réseau de la Culture et j’ai fait mon stage au Théâtre de Chevilly-Larue dans le 94 relié à La Maison du Conte, puis au Groupe La Poste et dans l’Agence de Relations Presse OPHA. Cela m’a permis de découvrir des univers très différents comme celui des spiritueux ou d’Aéroport de Paris dans le cadre de l’organisation du lancement du dernier terminal E, une expérience très enrichissante. A la fin du cursus un poste de Relations Publics et Billetterie s’ouvrait dans le théâtre de Chevilly-LaRue. L’environnement y était assez fun et j’y suis resté six ans. Mon cursus et mon appétence pour le métier m’ont permis de transformer mon poste en chargé de communication et d’accompagner les débuts de la digitalisation de sa communication. Comme c’était une toute petite équipe, je m’occupais aussi de la billetterie et du fichier, j’ai donc fait mon cheminement dans le métier avec cette dimension marketing. Au bout de 6 ans, je me suis senti un peu limité. Avec mon Bac +3 et un bagage technique, la dimension stratégique me manquait. A l’époque, on pouvait faire un Congés Individuel de Formation, et j’ai choisi de le faire au CELSA, puis dans un cursus de Master 2 plutôt orienté dans la communication digitale culture et tourisme. J’ai découvert un monde passionnant, une approche plus universitaire portée sur la sociologie des publics avec des intervenants divers et variés. J’ai alors fait un stage de sept mois dans l’agence DDB pour continuer à apprendre avec des clients dans le tourisme, sur les problématiques de numérisation de la communication. On passait des salons et des brochures à une démarche digitale, il fallait faire des formations en interne, développer des applications en marge du site internet. En même temps, on travaillait aussi à concevoir des recommandations pour des refontes de marque.  Ensuite, j’ai pris la Direction d’une équipe de 3 personnes en charge de la Billetterie et de l’accueil au Prisme à Elancourt, à l’époque salle de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines. J’ai restructuré le service en renommant les missions, créé le poste de Community Manager et un autre poste de chargé du « public individuel » en réalité un poste de marketing. Alors, on a refondu le site de billetterie, mis en place une billetterie électronique. C’était pour moi le baptême du feu du management d’une plus grosse équipe. Puis avec l’agglomération, j’ai suivi la mise en place d’un chantier de territoire, avec la création de la plateforme « Le kiosque » qui avait pour ambition de fédérer les lieux culturels et que nous avons mené avec la billetterie Rodrigue.  En 2015, par affinité artistique, j’ai rencontré Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel. Lorsqu’ils sont arrivés au Monfort, ils avaient une ambition forte pour le lieu et souhaitaient renforcer l’équipe et la dimension stratégique de la communication dans leur projet. On a transformé le poste et, étant seul, je me suis d’abord appuyé sur une équipe de prestataire pour m’accompagner dans la mise en œuvre.  Le Monfort théâtre est une petite famille avec une ambition de scène nationale, c’est un projet incroyable grâce auquel, on a pu faire des choses extraordinaires que l’on aurait pas pu imaginer dans un lieu comme celui-ci. Ils ont su réunir une équipe et créer une synergie qui a stimulé toute l’équipe et faire exploser le cadre. Il a fallu refondre les supports de communication et renouveler la billetterie. Il a aussi fallu harmoniser et prendre le temps de trouver le bon prestataire. On avait pas envie de continuer avec des acteurs historiques, on sentait qu’il n’y avait pas une écoute suffisante sur le web. Alors on a ouvert de nouvelles perspectives en allant chercher des acteurs en dehors du spectacle vivant, dans le domaine de la musique et de l’animation et on a rencontré l’équipe de Mapado. Durant toute cette mise en place d’outils de simplification et de gestion, on s’est aperçu aussi qu’il manquait encore des choses sur le plan marketing pour anticiper le faire-venir et la fréquentation. Nous avions un public jeune qui est aussi un public plus volatile, non abonné, sensible aux offres mais moins fidèle. On a alors créé un nouveau poste de relations publiques dédié au marketing et au public individuel afin de mettre en place des offres et de travailler sur le territoire.  En même temps j’ai pris aussi la responsabilité de la communication du Festival  Paris l’été ! en 2017 en consulting. Je n’avais jamais travaillé sur cette dimension d’événement avec une « communication coup de poing » sur un temps court et qui réunit chaque soir quasiment le même nombre de spectateur que le Monfort théâtre en 3 semaines.  Aujourd’hui, c’est la première fois que je vis un changement de direction, c’est hyper stimulant. Nous travaillons sur la refonte…

Trigger Warning une fable virtuelle et pourtant bien réelle

Par Collectif Overjoyed

Du 24 mai au 3 juin 2023, le Théâtre Paris-Villette accueille la nouvelle création de Marcos Caramés-Blanco « Trigger Warning » mise en scène par Maëlle Dequiedt de la Cie La Phenomena et interpreté par Lucas Faulong et Orane Lemâle. La pièce est à retrouver les 7 et 8 juillet 2023 aux Nuits de Fourvière à Lyon. 3h58. Une chambre mansardée. Murs en briques grises. Une fenêtre. Zed, héros·oïne adolescent·e, s’affale dans son lit, plaque son visage dans un coussin, puis relève la tête. Des écouteurs à ses oreilles, des cheveux en pétard, roses, verts ou bleus, du fard à paupières rose, vert ou bleu, un gros trait d’eyeliner, de longs faux-ongles noirs. Zed scrolle sur son smartphone. Découvertes en novembre dernier, lors du Festival Focus sur les nouvelles dramaturgies de Théâtre Ouvert, cette écriture, cette mise en scène résonnent encore. Sur scène, pas d’écran ni de vidéo, le texte du jeune auteur, souvent primé, Marcos Caramés-Blanco, prend « le parti de représenter le monde virtuel à travers une suppression de l’image au profit du langage ». Dans cette cavale tragique sur smartphone, la langue propre des réseaux sociaux et la manière d’être au monde qu’elle érige, sensible, plastique, nous tiennent en haleine. Cette langue traque, retient, étourdit, ici jusqu’au drame. Zed incarne, au-delà de la singularité qu’iel défend, dans cette nuit aspirée par l’angoisse de « mal paraître / mal être », notre ultra-moderne solitude. Iel nous interpelle avec force  » Vous aussi quand vous arrivez pas à dormir vous savez plus qui vous êtes ?  » L’errement de Zed est le nôtre, celui de toutes nos jeunesses, quels que soient nos âges, amplifié par le prisme de nos avatars. Cette fable nocturne, portée à la scène par Marie Dequiedt (repérée avec sa création I Wish I Was), est infiniment inter-générationnelle et rouvre les dialogues. À partager avec nos ados, ceux des autres et ceux que l’on a été. Trigger Warning est un ovni pour la scène, une partition qui propose une nouvelle expérience aux spectateur·rice·s. trigger warning : pratique répandue dans les réseaux sociaux et les médias féministes, consiste en un avertissement écrit prévenant qu’un contenu (œuvre, article, post, vidéo) peut contenir des éléments susceptibles de déclencher ou réactiver un traumatisme psychologique à une personne. L’un des enjeux majeurs du spectacle est de traduire scéniquement le monde des réseaux sociaux dans lequel évolue Zed [adolescent·e des temps modernes], mais sans avoir recours aux écrans ni à la vidéo de manière littérale, au profit d’un espace théâtral, plastique et sensible. Trigger Warning offre une performance en temps réel, théâtrale et musicale. La partition du texte est rythmée par la playlist de Zed – de Billie Eilish à XXXTENTACION, de The Weeknd à Ezra Furman. Le spectacle devient cet enchaînement de pistes, convoquant une puissante énergie vitale au plateau. Il nous entraîne avec Zed, dans cette fuite en avant, “vers la tendresse de la lumière”. Au plateau, deux interprètes donnent corps au texte. Lucas Faulong est Zed, figure énigmatique et centrale, ultra-moderne solitude, adolescent·e genderfucked refusant de se laisser assigner à la binarité des genres. Lucas, formé à la Manufacture de Lausanne, évolue entre le registre de l’hyper-intime capté par la caméra, capable de métamorphoser sa voix et son corps. Proche du territoire de la performance, il met son corps en mouvement sur la bande son pour exorciser la rage et la violence. Tout aussi polymorphe, Orane Lemâle incarne les autres figures de cette histoire : elle est la voix-off qui nous donne à entendre les errances nocturnes de Zed sur les réseaux. Elle est Bae – son ami drag et meilleur allié, figure solaire et haute en couleurs. Elle incarne aussi Manconfused, cet inconnu rencontré sur les réseaux qui harcèle Zed jusqu’à l’obscène.  Maëlle Dequiedt  C’est une des premières fois que je vois un auteur s’emparer si bien théâtralement de la question des réseaux sociaux, de cette écriture nouvelle, et d’arriver à en extraire une forme de poétique. Il y a quelque chose de totalement générationnel dans ce spectacle.Nous nous réjouissons d’ores et déjà de retrouver Marcos Caramés-Blanco au TPV en 23.24 pour son texte Gloria Gloria, mis en scène par une artiste, elle aussi pleine d’avenir, Sarah Delaby-Rochette.  Adrien de Van, directeur du TPV Marcos Caramés-Blanco Né en 1995 dans les Pyrénées, Marcos Caramés-Blanco est écrivain dramaturge. Il co-fonde en 2015 la Cie Continuum à Toulouse, puis intègre en 2018 le département d’écriture de l’ENSATT à Lyon. En 2019, son texte Gloria Gloria reçoit l’Aide nationale à la création de textes dramatiques ARTCENA, est par la suite sélectionné par divers comités de lecture (Comédie de Caen, CDN d’Orléans, Troisième Bureau, Le Rideau Bruxelles), présenté dans des festivals, et publié aux Éditions Théâtrales en février 2023. Il remporte le Prix Incandescences (Célestins/Lyon & TNP/Villeurbanne).  Sa pièce Gloria Gloria sera en septembre 2023 au TPV – dans le cadre du Festival SPOT – , puis en décembre 2023 à Alençon (SN), Nantes (TU) et Théâtre Ouvert, suivi de Blois (Halle aux Grains) en février 2024 et Lyon (Célestins) en avril 2024. On en parle dans la presse : « Voyage au bout de la nuit 2.0 » Sceneweb « Se fuir sur internet » Trax « Si le drame se passe dans les limbes d’internet, il esr bien réel pour le corps qui le reçoit » Zone Critique

SOBANOVA DANSE AWARDS # 7 : Finale publique pour les 8 jeunes espoirs sélectionnés 

Par Collectif Overjoyed

Depuis 7 ans déjà, SOBANOVA DANCE AWARDS soutient les espoirs de la nouvelle scène chorégraphique. Fondée par Sophie Amri et Barbara van Huffel – deux passionnées de danse, et portée par des professionnels reconnus – Sobanova s’engage dans l’insertion professionnelle et le plaisir de réunir grand public et public professionnel, à la découverte d’une danse dans tous ses états ! Le concours offre à une sélection de 8 compagnies émergentes, un temps fort de visibilité, une plateforme d’expression. Les jeunes artistes sont invités à partager leur travail sur un grand plateau, devant un large public, et en présence de professionnels (chorégraphes reconnus, programmateurs, directeurs de théâtre/festival).  Les 8 chorégraphes sélectionnés Après avoir reçu près de 140 demandes et examiné 50 dossiers éligibles,  Sophie Amri et Barbara van Huffel, les fondatrices et animatrices de l’association SOBANOVA, ont choisi les 8 chorégraphes qui présenteront leurs propositions artistiques devant le jury présidé par Carolyn Occelli, directrice du Théâtre de Suresnes – Jean Vilar  :  Jérémy Alberge – Cie Lamalo  Alizé Hernandez  Khaled Abdulahi – Cie Wild  Dylan Posseme – Cie Bamboo’s  Chichii & Jamson – Cie Kumo  Amel Khaeies – Cie Les Résilient.e.s  Sofiane Tiet – Cie Hiddo  Antoine Normand – Cie Luskan Le jury du 27 avril Cette année, les huit nouvelles compagnies émergentes en danse contemporaine présenteront leur création devant un jury lors de la finale publique qui aura lieu à la MPAA Saint-Germain. Jury présidé pour la première fois par Carolyn Occelli, Directrice du Théâtre de Suresnes – Jean Vilar.   Elle sera aux côtés de Christine Bastin, chorégraphe et directrice artistique de la Fabrique de la Danse, Abou Lagraa, chorégraphe et co-directeur artistique de la compagnie La Baraka-La Chapelle Annonay, Pierre-François Heuclin, directeur artistique du Festival Vaison Danses et parrain de l’association et Benoît Dissaux, directeur du Théâtre l’Olympia et du Festival Cadences d’Arcachon. Le lauréat du Grand Prix Sobanova bénéficiera d’un accompagnement personnalisé de l’association sur la saison suivante, de programmations rémunérées et de locations de studios. Chaque membre du jury décernera également son prix proposant ainsi un accompagnement sur mesure au talent de son choix. Le collectif Overjoyed accompagne l’association Sobanova dans la mise en œuvre de la campagne de communication et les relations médias du concours depuis 2019. Sobanova en images ★ Réservez votre place et devenez membre du jury