Théâtre du peuple. Son histoire se conte en épisodes.

Par Collectif Overjoyed

Du 16 juillet au 28 août 2026, l’utopie bussenette rêvée par Maurice et Camille Pottecher prendra la forme d’une fiction théâtrale en 6 épisodes, Hériter des brumes – La folle histoire du Théâtre du Peuple, écrite par Alix Fournier-Pittaluga et Paul Francesconi, mise en scène par Julie Delille. Une expérience théâtrale inédite à vivre en famille (dès 8 ans) au coeur de la nature spéctaculaire des Vosges. Overjoyed accompagne le Théâtre du peuple pour sa communication et ses relations presse. Hériter des brumes – La folle histoire du Théâtre du Peuple Une grande saga feuilletonnesque en 6 épisodes Hériter des brumes, c’est l’histoire d’une troupe de théâtre, composées d’acteurices d’aujourd’hui, qui tentent de reconstituer l’aventure du Théâtre du Peuple, cent trente ans après sa création. C’est une quête pour essayer de comprendre ce qu’est une utopie et ce que peut l’utopie, pour nous, aujourd’hui, en 2026. Il y a dedans beaucoup d’amitiés et de passions, des fantômes, deux guerres mondiales, le village de Bussang, des histoires d’amour, des histoires de famille, d’innombrables crises, d’innombrables réconciliations, des arbres, des paysages… et des spectacles, beaucoup de spectacles ! Dès 11h, la troupe accueille le public pour une grande saga intense, artistique et humaine, en suivant la course du soleil. Plus d’un siècle traversé en quelques heures, ponctuées de pauses conviviales. Les Éphémères Des impromptus pluridisciplinaires et festifs  Les vendredis d’été, l’équipe du Théâtre du Peuple concoctera des temps de poésie, de musique, de convivialité et d’échanges, des impromptus artistiques, festifs, « sauvages » qui surgiront pour le plus grand plaisir de tou·tes les spectateurices, des plus jeunes à un public plus international, sans oublier les vosgien·nes. Aux manettes de ces parenthèses ouvertes en grand, Julie Delille donne carte blanche à des artistes complices, passeur·ses du Vivant et attaché·es aux questions de lien au territoire :  Mais aussi… Planète Bussang, le Théâtre du peuple Samedi 29 août à partir de 11H Une journée de clôture à la hauteur de cette saison avec au prgramme : une lecture-enquête À la recherche de Tante Cam, concoctée à quatre mains par Alix Fournier-Pittaluga et Sandrine Pirès, la projection du film documentaire Planète Bussang, le Théâtre du Peuple de Bastien Simon, et une fin de soirée festive Meta Myrtille avec l’artiste Léopoldine HH.  Journées du Matrimoine Samedi 12 et dimanche 13 août à 15H Pour ces Journées du Matrimoine, découvrez le destin tragique et l’œuvre puissante de la sculptrice Camille Claudel, longtemps éclipsée par Rodin et son frère Paul. Plusieurs rendez-vous rythmeront le week-end afin de dessiner un portrait sensible de cette artiste fascinante.

« Au nom des arbres », un thriller écologique et poétique.

Par Collectif Overjoyed

Découvrez une fable contemporaine, mise en scène par Roland Auzet, écrite par Texte Laurent Gaudé, dissèque avec poésie la possibilité du recours à la lutte armée, au nom du Vivant. Soutenue par un nouvel usage de l’art, en dehors des lieux dédiés à la culture, dans une expérience immersive inédite, « Au nom des arbres » se dévoile pour ses premières dates nationales, au Centre commercial Westfield La Part-Dieu à Lyon, du 21 au 24 avril. Overjoyed accompagne Act Opus sur sa communication et ses relations médias dans le cadre de cette nouvelle création. Synopsis Au nom des arbres est un thriller écologique porté par une question brûlante : faut-il lutter pour sauver un arbre ? Protéger un fleuve ? Défendre des espèces menacées ? La pièce nous plonge dans l’émergence d’un mouvement écologiste international décidé à éveiller les esprits par des actions simultanées, connectées à travers plusieurs continents. Une tension monte. Un basculement se prépare. Et chacun se retrouve face à une question simple, vertigineuse : jusqu’où agir au nom du vivant ? Une expérience sensorielle La dramaturgie procède d’un éclatement narratif rendu possible grâce à l’application THIS, que chaque spectateur aura téléchargée sur son smartphone. Le casque audio permet une perception sonore totale et optimale, et une narration parallèle, à travers des éléments audios ou vidéos reçus sur chaque smartphone, en temps réel, dans les différents lieux et espaces du récit. Cette narration en plusieurs espaces simultanés, le premier devant les spectateurs, et les autres reçus sur les smartphones est vertigineuse. C’est aussi une expérience sensorielle tout à fait nouvelle. Une immersion active, au coeur d’un lieu de vie Le centre commercial Westfield Lyon Part-Dieu devient le terrain d’une fiction, chaque espace se transformant en scènes éphémères (escalier central, coursives, circulations…). Trois comédiens évoluent dans l’espace et communiquent avec les membres de l’organisation écologique qui sont à l’étranger. Les spectateurs, munis de casque audio, reçoivent au plus près les voix des comédiens et les éléments additionnels qui créent une dramaturgie sonore exceptionnelle. Le spectateur est totalement libre de son parcours, choisissant son angle de vue, sa qualité d’écoute, son parcours, et peut décider à tous moments où aller saisir la narration. Rendez-vous du 21 au 24 avril 2026 à Westfield La Part-Dieu, Lyondu mar au ven à 20h30 « Au nom des arbres«  Texte Laurent GaudéMise en scène Roland Auzet | ACT OpusAvec Victoire Du Bois, Hervé Pierre, Thibault Vinçonet en vidéo Antonia Bill, Blaise Pettebone, Rose Martine.

« Ça mijote », création d’un réseau national autour d’expériences artistico-culinaires 

Par Marie-Pierre Bourdier

Né à l’initiative de La Garance – Scène nationale de Cavaillon, le réseau Ça mijote réunit des structures culturelles et des personnalités autour d’une même envie : penser, capaciter et visibiliser les formes artistico-culinaires. Les premières journées professionnelles auront lieu les 21 et 24 mai 2026 à La Garance, Scène nationale de Cavaillon dans le cadre du festival confit ! Overjoyed accompagne La Garance, scène nationale de Cavaillon dans ses relations médias. Le réseau Ça mijote réunit des structures culturelles – Scène nationale de l’Essonne, Le Channel – Scène nationale de Calais et le NEST – CDN Transfrontalier de Thionville-Grand Est – et des personnalités – Floriane Facchini, metteuse en scène, enquêteuse et artiste culinaire, Emilie Laystary, journaliste et autrice, et Emmanuel Perrodin, chef cuisinier nomade, mettant à l’honneur toutes les formes artistico-culinaires. Depuis 4 ans, le festival confit ! qui prend place à La Garance au mois de mai, rassemble un public éclectique, curieux et nombreux autour de spectacles comestibles. Des artistes cuisinent, invitent les spectateur·rices à manger, à goûter et partager. Derrière ces gestes, il y a bien plus qu’un repas : une véritable expérience esthétique, relationnelle et politique. Retrouvez toute la programmation du Festival Confit du 04 au 24 mai 2026 À l’intersection de problématiques environnementales et historiques, mais aussi intimes et affectives : l’alimentation permet de « se mettre à table » et d’aborder des sujets parfois complexes en toute convivialité. Du 04 au 24 mai 2026, l’événement s’étend dans le temps et sur le territoire. L’avant-programme riche de cette nouvelle édition du festival confit ! s’accorde au féminin et multiplie les formes et les adresses, questionnant nos nécessaires redirections écologiques et alimentaires. Découvrez des premières, comme La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi portée par Floriane Facchini, mais aussi de tout jeunes projets comme Matcha Girl porté par Elsa Thomas ou Coup de Courts de Luce Grosjean, Constance Heilmann. Un verre à soi ou la dégustation féministe hors les murs de Claire Barrabès qui sillonnera le territoire.Mais aussi des sorties de résidences comme Brèches de OTTiLiE [B] et Nastassja Martin, Tentative de coexistence entre ruminantes de Mégane Arnaud ou encore Sur la paille, un banquet de la Compagnie Basses fréquences.Une résidence photographique deSandra Reinflet pour donner à voir les ouvrières et ouvriers agricoles de la région de Cavaillon.Explorez par ailleurs des expériences singulières, telles qu’un Blind-tea, des accords court-métrages et vins naturels, des banquets sur la paille, des révolutions italiennes autour de la pasta, des échanges entre vivant·es, ruminantes et non humain·es. Les premières journées professionnelles du réseau Ça mijote se tiendront  les 21 & 22 mai à La Garance. Au programme :

« 5 secondes », le texte de Catherine Benhamou adapté et mis en scène par Hélène Soulié.

Par Marie-Pierre Bourdier

5 secondes, c’est le temps de fermeture des portes dans le RER, « cet intervalle minuscule où une femme confie son bébé à un inconnu avant de disparaître ». Et c’est ce moment bref, intense, en plein cœur, qui nous plonge « dans les zones invisibles de la maternité, dans les fragilités des masculinités »… Sur scène en itinérance jusqu’au 28 mai. Overjoyed assure la promotion du spectacle auprès de la presse. Un projet mis en oeuvre par Delphine Menjaud. Inspiré d’un fait divers devenu un livre de Catherine Benhamou, aujourd’hui adapté pour la scène par Hélène Soulié et porté au plateau par Maxime Taffanel (comédien notamment du seul-en-scène Cent mètres papillon). Ce fait divers dont il ne restera que deux lignes dans le journal, constituera pour le jeune homme auquel la mère confie son enfant, une véritable secousse sismique. Il tentera de la traduire en mots, pour l’enfant, et que ceux-ci puissent être entendables, « respirables », pas des mots qui condamnent, mais ceux d’un « frère d’accident ». Le théâtre d’Hélène Soulié Hélène Soulié est une artiste de la scène théâtrale contemporaine, metteuse en scène, dramaturge, chercheuse de formes nouvelles. Elle crée des pièces engagées, qui réveillent les imaginaires et déplacent les frontières. L’identité, le choix, l’engagement, la famille, le genre, la norme, la liberté d’être, d’agir, de penser… sont ses sujets de prédilection. Influencée par Les Guérillères de Monique Wittig et le concept de tendresse radicale de la scène post-porn, partisane de liberté, d’horizontalité, d’échanges de savoir, et passionnée par les possibilités d’une narration spéculative, elle travaille sur l’articulation de nouveaux langages poétiques et/ou savants. En invitant le public à l’évasion, elle souhaite amener de nouveaux débats dans l’espace public, dans l’espace intime et politique, et participer à la création d’une société émancipée et joyeuse. Interview d’Hélène Soulié et Maxime Taffanel pour Les Plateaux Sauvages, où la pièce achevera sa tournée du 21 au 28 mai. https://www.instagram.com/reels/DTN4tydEl2Fhttps://www.instagram.com/reel/DUA1LVADnrE/ages, où la Prochaines dates :

Robin Renucci ravive « La Leçon » d’Eugène Ionesco

Par Cécile Philippon

Robin Renucci porte au plateau la modernité du texte de Ionesco, plus que jamais contemporain, à La Criée, Théâtre National de Marseille, du 29 janvier au 13 février avant une tournée nationale. La nouvelle création de Robin Renucci questionne la frontière ténue entre transmettre, apprendre et imposer. Quand cette frontière est franchie, que se passe-t-il alors ? C’est tout ce dont il sera question dans La Leçon. Overjoyed accompagne La Criée, Théâtre National de Marseille, dans ses relations médias mises en oeuvre par Delphine Menjaud-Podrzycki. Selon Robin Renucci, derrière le comique initial, Ionesco expose la violence intime d’un langage qui cesse d’émanciper pour devenir un instrument de contrôle, d’effacement et finalement de destruction. La pièce met en scène l’un des angles morts de nos sociétés : le moment où le savoir n’élève plus mais soumet, où une autorité, se croyant protectrice, devient tyrannie intime, où le langage devient asservissement. « Mettre en scène La Leçon aujourd’hui, c’est dévoiler une mécanique de domination qui, sous les apparences de l’enseignement, révèle un système de pouvoir profondément contemporain ».Robin Renucci Regarder l’entretien avec Robin Renucci Ainsi, Robin Renucci souhaite faire entendre cette pièce comme une allégorie des violences faites aux femmes, mais aussi comme un miroir de nos fragilités politiques actuelles : la montée des autoritarismes, les crispations identitaires, la perte de confiance dans la parole éducative. La Leçon n’est plus seulement une farce absurde ; c’est le récit d’une domination masculine rationnelle, répétitive, un système qui se reproduit sans fin. Mise en scène : Robin RenucciAvec Christine Pignet, Robin Renucci, Inès Valarcher Une production La Criée – Théâtre National de Marseille, à découvrir en tournée en France. Besoin d’un accompagnement en relations médias ? Contactez-nous ! Extraits de la revue de presse : https://www.lesinrocks.com/arts-et-scenes/avec-la-lecon-de-ionesco-robin-renucci-montre-comment-la-violence-nait-du-langage-et-de-lautorite-688834-04-02-2026// https://sceneweb.fr/robin-renucci-met-en-scene-la-lecon-deugene-ionesco https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/culture-du-viol/la-lecon-dionesco-par-robin-renucci-une-piece-pour-que-la-violence-faite-aux-femmes-ne-puisse-plus-etre-ignoree https://coupsdoeil.fr/2026/01/la-lecon-eugene-ionesco-robin-renucci-critique

Les théâtres hors du cadre

Par Iris Gratiet

Le théâtre sort des cadres, à la rencontre de tous les publics. Les lieux que nous accompagnons multiplient ces expériences uniques pour les spectateur·ices qui y vivent souvent des premières fois fondatrices dans leur rapport à la Culture.Pour certains lieux, c’est l’essence même de leur nature, ici le Théâtre du Peuple à Bussang ouvert sur la forêt vosgienne, le Théâtre de Verdure vibrant tout l’été, en plein cœur du Bois de Boulogne.Certains lieux prennent leur quartier d’été sur la plage comme le Théâtre de la Mer à Arcachon qui s’y installe le temps du Festival Cadences, ou encore partent sur la route en camionnette-théâtre, le Théâtre des Îlets. Enfin, des lieux investissent le territoire pour offrir à des élèves-comédien·nes une formation dans une école nationale unique en son genre, l’ESTU Vivement qu’on partage ces lieux pour de vrai ** Théâtre du Peuple – Maurice Pottecher, Bussang Le Théâtre de Verdure du Jardin Skakespeare, Paris Le Théâtre de la Mer, Festival Cadences, Arcachon La « camionnette-théâtre » du Théâtre des Îlets, Montluçon ESTU, école supérieure du Théâtre de l’Union, Limoges

Le Théâtre du Peuple à 130 ans, jubilons !

Par Iris Gratiet

La Saison d’été à Bussang du 19 juillet au 14 septembre 2025 : il y a en France, au cœur des Vosges, un lieu de création, d’expérimentation et de transmission unique – et le mot n’est pas galvaudé ici, le Théâtre du Peuple de Bussang. Un lieu fondé en 1895 par Maurice Pottecher « par l’art, pour l’humanité » ; un symbole emblématique du théâtre populaire pour toustes qui fédère chaque été plus de 26 000 spectateurices venu·es du monde entier ; un patrimoine bien vivant qui célèbrera ses 130 ans en 2025, notamment du 19 juillet au 14 septembre.  À l’occasion de ce Jubilé que préparent, depuis un an, l’équipe du théâtre et de nombreuses associations locales, artistes et publics se retrouveront dans la joie. Nous rirons, avec Sylvain Maurice, d’un roi aussi tyrannique que ridicule (très actuel, en somme), nous suivrons Julie Delille et une mystérieuse bête au cœur de la forêt sauvage et, tout au long de l’été, nous filerons l’histoire de ce lieu avec une troupe de pionnier·es, le temps d’un feuilleton de 6 épisodes. Pour clôturer l’été, nous mettrons à l’honneur, lors des Journées du Matrimoine, les femmes qui ont œuvré dans ce lieu. Pour les 130 ans du Théâtre du Peuple, Julie Delille invite à : « ensemble, faire humanité et jubiler » ! Les temps forts de la programmation présentés ici répondent à cette invitation. Découvrez-les Les temps forts de la Saison d’été Le Roi nu – Création du 19 juil. au 30 août à 15h | du jeu. au dim. texte Evgueni Schwartz mise en scène Sylvain Maurice avec des comédien·nes professionnel·les et amateur·rices Le tyran – interprété ici par le savoureux Manuel Le Lièvre – est un bouffon. Il fait le show, danse sur Village People, sature les écrans et humilie constamment, la vulgarité en bandoulière. Mais, prisonnier de son reflet, il finit dans le plus simple appareil, nu comme un ver. C’est ainsi qu’en s’inspirant de trois contes d’Andersen (et principalement Les habits neufs de l’Empereur), Evgueni Schwartz déshabille littéralement la tyrannie avec autant de poésie que de férocité. Il est notre contemporain. Sylvain Maurice a alors imaginé à Bussang, au cœur de la forêt, une fédération d’ami·es – spectateurices et artistes réuni·es – communier dans un rire authentique, à l’opposé de l’ironie obscène des sunlights. Avec l’espoir que, grâce au théâtre, nous pourrions montrer l’imbécilité et l’arrogance des puissants. « J’imagine Le Roi nu comme une comédie grinçante, ludique et inventive, à l’adresse de toutes les générations. » Sylvain Maurice  Je suis la bête – Reprise in situ 20hdu 1er au 30 août à 20h | jeu., ven. et sam. texte Anne Sibran mise en scène et interprétation Julie Delille Je suis la bête c’est l’histoire d’une enfant abandonnée et élevée par un animal qui va lui apprendre la vie de la forêt, la langue des bêtes et la vie sauvage. Dans ce texte d’une grande intensité d’Anne Sibran, les mots de Méline sont instinctifs, nourris par les chants de la sylve. Ils sculptent l’obscurité et le silence, inculquent un autre savoir, une science de l’écoute. À la frontière entre le monde des bêtes et celui des hommes, la fillette est montrée, exposée sur la scène du théâtre. Mais en retour elle nous montre ce que nous refusons peut-être de voir : l’abîme que – nous humains – avons créée avec : les mondes du vivant. « Assister à Je suis la bête c’est vivre une expérience unique au sein du Théâtre du Peuple. Dans cette version sur mesure, repensée pour être jouée avec le lieu nous vous proposons à la nuit tombée, une immersion totale avec comme seuls guides nos sens et notre instinct. Il s’agira, ensemble, de passer la lisière… »  Julie Delille Hériter des brumes La folle histoire du Théâtre du Peuple – Création feuilleton théâtral du 20 au 30 août 2025 | 1h chaque épisodetexte Alix Fournier-Pittaluga et Paul Francesconi mise en scène Julie Delille avec des comédien·nes professionnel·les et amateur·rices Hériter des brumes, c’est l’histoire d’une troupe de théâtre, composée d’acteurices et d’auteurices d’aujourd’hui, qui tentent de reconstituer l’aventure du Théâtre du Peuple, cent trente ans après sa création. C’est un feuilleton théâtral, en six épisodes. C’est une quête pour essayer de comprendre ce qu’est une utopie et ce que peut l’utopie, pour nous, aujourd’hui. Il y a dedans beaucoup d’amitiés et de passions, des fantômes, deux guerres mondiales, le village de Bussang, des histoires d’amour, des histoires de famille, d’innombrables crises, d’innombrables réconciliations, des arbres, des paysages… et des spectacles, beaucoup de spectacles. « Le texte est né de la commande de Julie Delille. Il s’agira d’une expérience que nous espérons aussi singulière que ce lieu qui nous accueille : un théâtre qui ne cherche pas à mettre son paysage au-dehors, à en faire un décor mais qui se mêle à lui, qui retrouve sa place : un élément du grand tout. » Alix Fournier-Pittaluga et Paul Francesconi En détails : du 20 au 30 août | mer. à 11h intégrale, jeu. à 11h épisodes 1 & 2, ven. à 11h épisodes 3 & 4, sam. à 11h épisodes 5 & 6, dim. à 10h intégrale Rouge Gazon – Expérience musicale le 31 août à partir de 15hcomposition Julien Lepreux Le concert de cette fin de saison est l’occasion d’accueillir Julien Lepreux, compositeur (notamment de la musique du Conte d’hiver et du feuilleton Hériter des brumes) qui nous proposera un voyage sensible en plusieurs étapes comme pour mieux entrer dans la substance musicale. Musique sacrée, rêverie sonore électroacoustique inspirée par le lieu et puis concert accompagné par ses compagnons de route. La musique de cet événement exceptionnel et unique est inspirée et composée dans les lieux d’ici (Bussang, alentours, le Théâtre…) d’où le titre évocateur : Rouge Gazon. « J’entends par musique sacrée une musique qui s’adresse aux vivants et aux morts. Elle n’est ni triste, ni joyeuse, le plus souvent entre les deux, colorée comme le ciel de l’aube. » Julien Lepreux Et pour conclure ce Jubilé Les Journées du Matrimoine autour des figures féminines au Théâtre du Peuple auront lieu le samedi 13 et le dimanche 14 septembre 2025 (programme en cours) 

Avignon, nous voilà !

Par Iris Gratiet

AVIGNON 2025 : nous revoici pour la 4e fois, ensemble pour cet événement essentiel, lieu de toute la créativité des écritures contemporaines, espace d’inspiration, d’espoir et de communs. Avec les artistes que nous accompagnons cet été, retrouvons l’élan, redonnons du souffle, rallumons l’étincelle.  Au plaisir – avec vous – de jouer, danser et célébrer le spectacle et le patrimoine vivants !  Événements à la Maison Jean Vilar : inauguration de l’exposition permanente Les Clés du Festival Une exposition inédite : permanente et ouverte à tous les publics Inauguration publique le samedi 5 juillet 2025 suivie d’un mois de festivités avec, au programme, un feuilleton-spectacle, des rencontres mythiques, des lectures… Au fil d’une scénographie immersive réunissant près de mille documents et archives de la Maison Jean Vilar et des collections de la Bibliothèque nationale de France – photographies, films, enregistrements sonores, affiches, programmes, notes et correspondances inédites, décors emblématiques, dessins originaux, maquettes et costumes de légende – la première exposition permanente de la Maison Jean Vilar invite à vivre l’aventure du Festival d’Avignon. Les Clés du Festival dévoilera l’histoire du Festival de 1947 à nos jours en traversant ses grands fondamentaux : le festival des origines, un festival d’artistes et de création, un festival et son public, un festival miroir du Monde, Avignon Ville festival, le Festival Off, la fabrique du Festival. Le premier étage de la Maison Jean Vilar (soit au total une surface de 350 m2), sera jalonné de pièces iconiques, de témoignages marquants, de sources renouvelées, d’histoires artistiques et humaines rapportées. Avec au cœur du projet : le public – novice ou initié, touristes ou festivaliers – saisi par la force vibrante d’une utopie bien réelle, d’un patrimoine toujours vivant. En confiant ainsi à un large public Les clés du Festival, cette exposition entend prolonger le geste fondateur de Jean Vilar et du Théâtre Populaire : pour toutes et pour tous. commissariat Antoine de Baecque / scénographie Claudine Bertomeu / lumière Jean Bellorinicomité scientifique Bibliothèque nationale de France, Association Jean Vilar / production Association Jean Vilar en coproduction avec la BnF et en partenariat avec le Festival d’Avignon, le T.N.P., les Archives du spectacle, l’INA, Arte et la Compagnie des Indes / un projet labellisé Avignon – Terre de culture 2025 Ça joue ! Avignon IN : TAIRE  du 21 au 23 juillet à 13h à La FabricA Texte, mise en scène et scénographie Tamara Al Saadi | Création 2025 I  Durée 2h10 | Dès 15 ans Tamara Al Saadi est artiste complice à La Criée – Théâtre national de Marseille. Tamara Al Saadi propose une réécriture sensible d’Antigone dans un spectacle choral qui, au-delà du mythe, interroge une adolescence qui ne parvient plus à penser son avenir.  Un mythe peut éclairer le présent, mais l’inverse est également possible. Après avoir longtemps travaillé sur la figure d’Antigone avec des adolescent·es, Tamara Al Saadi a décidé de composer sa propre version de cette histoire, en la tissant avec celle d’une jeune fille d’aujourd’hui, Eden, placée par l’Aide Sociale à l’Enfance. Production Cie LA BASE et La Criée – Théâtre national de MarseilleUne invitation du Collectif ExtraPole SUD Théâtre des Carmes : La tête sous l’eau Du 5 au 26 juillet à 12h relâche le mardi Texte Myriam Boudenia I Mise en scène Louise Vignaud | Création 2024 | Durée 1h Louise Vignaud est artiste complice à La Criée – Théâtre national de Marseille. Avec la Jeune Troupe de La Criée – Théâtre national de Marseille La tête sous l’eau est une fable contemporaine drôlatique et humaniste, qui parle de survie dans un monde où rien ne semble adapté aux gens et à leurs difficultés. Un monde où il n’est question que de rentabilité, d’efficacité, de suractivité, et où rien ne suffit jamais. Où rêver est un mot en trop. Louise Vignaud met en scène avec humour quatre élèves apprenti·es comédien·nes en insertion professionnelle dans un texte qui parle du monde du travail. Un regard sur notre société avec une bonne dose d’acidité et une infinie tendresse. Production La Criée – Théâtre national de Marseille et Compagnie La Résolue Jardin de la Vierge du Lycée St-Joseph : Vive le sujet ! Charles Péguy, ta mère et tes copines,  j’en ai rien à foutre Du 23 au 26 juillet à 10h30 et 18h  Texte et mise en scène Suzanne de Baecque | Création 2025 | Durée 1h30 Vive le sujet ! Tentatives propose un terrain d’expérimentation à des auteurices de différentes disciplines qui composent des performances inédites entouré·es des complices de leurs choix. Au final, six formes courtes, pluridisciplinaires et inattendues. Dans cette bousculade esthétique, l’actrice Suzanne de Baecque convie ici le chanteur Hervé Vilard à un tête-à-tête artistique et prolifique.  Production CDN Orléans – Centre-Val de LoireCoproduction le Festival d’Avignon, la SACD et La Criée – Théâtre national de Marseille Ça danse ! L’Atelier La Manutention Naïf Production : Dégringolade ou l’art de rester debout Du 10 au 20 juillet à 13h15 relâche le 15 juillet  Ashley Chen & Pierre Le Bourgeois I Création 2024 I Durée 50min Un danseur et un violoncelliste revisitent leur parcours artistique dans un dialogue joyeux et plein d’humour.  Deux amis, un musicien et un danseur, ados dans les années 90′. Le premier arpente les scènes Rock, Nosfell, Bertrand Belin, Arthur H… avec son violoncelle, le second a croisé la route de grands noms de la danse de Merce Cunningham à Boris Charmatz en passant par Trisha Brown. Bercé de notes lyriques romantiques qui glissent vers le punk et des sons plus alternatifs, Dégringolade ou l’art de rester debout est un dialogue intime, un récit en mouvement de l’histoire de deux carrières artistiques contemporaines, une interrogation ludique sur le sens de la performance. Théâtre de la Bourse du Travail :Encyclopédie du geste ouvrier Le 14 juillet à 13h30 Sylvie Balestra – Cie Sylex I Création 2021 I Durée 1h Dans cette conférence dansée, Sylvie Balestra prend la parole pour s’adresser directement au public et évoquer sa démarche artistique : comment elle fabrique des spectacles à partir de cette dimension anthropologique. À travers ses projets de terrain elle a rencontré de nombreux corps de métiers : métallos, infirmières, agents communaux, sportifs. Durant une heure,…

Nouvelle collaboration avec l’auteure et metteure en scène Pauline Sales

Par Anna Genet

Depuis le début de cette saison, le Collectif Overjoyed accompagne l’auteure et metteure en scène Pauline Sales dans ses relations médias pour sa dernière création Les Deux déesses. Une adaptation théâtrale et musicale pour un mythe d’aujourd’hui Après Les Femmes de la maison, Pauline Sales présente une adaptation contemporaine, musicale et théâtrale du mythe de Déméter et Perséphone : une mère et une fille, deux déesses combattantes pour la vie, par les hommes malmenées. Elle inscrit ce mythe oublié aujourd’hui, dans un quotidien qui nous est proche, sans le désenchanter. Avec la musique et les textes chantés, elle aborde avec délicatesse les thèmes du viol, de la séparation mère-fille, de notre rapport à la nature. Déméter et Perséphone sont les déesses de la terre et des saisons. Elle fait du rapt de Perséphone par Hadès (dieu des enfers), un fait divers qui rend compte avec justesse de la banalité de la violence. Elle a confié, entre autres, les rôles de la mère et de la fille, à un trio tout au mythe et à sa condition humaine : Clémentine Allain, Claude Lastère et Élizabeth Mazev. Un voyage à traverser comme une expérience sensorielle, avec le mythe qui s’inscrit dans nos imaginaires et évoque, avec force et justesse, des images d’aujourd’hui. « Ce mythe, qui met au centre deux femmes, auxquelles on a rendu un culte pendant plusieurs siècles avant l’avènement du christianisme, est relativement méconnu. Il porte pourtant en son sein beaucoup des sujets qui nous occupent aujourd’hui. Il y est question, entre autres, d’inceste, d’écologie, d’émancipation, de renaissance. Il décrit avant l’heure une famille monoparentale chez les Dieux. Il est, comme tous les mythes, fertile en interprétations et métaphores. » Extrait de la note d’intention de Pauline Sales À découvrir pendant la saison 24/25 5 & 6 nov. aux Quinconces L’espal, Scène Nationale du Mans – création 14 & 15 nov. à La Halle aux Grains – Scène Nationale de Blois du 20 nov. au 1er déc. au Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis 17 déc. à l’Espace Marcel Carné, Saint-Michel-sur-Orge 19 déc. au Théâtre Jacques Carat, Cachan 9 janv. à l’Agglomération du Mont-Saint-Michel, Salle des Raquettes, Isigny-Le-Buat  14 janv. à L’Estive – Scène Nationale de Foix et de l’Ariège, Foix 5 & 6 fév. à la MC2 : Maison de la Culture de Grenoble Portrait de Pauline Sales Pauline Sales a écrit plus d’une vingtaine de pièces, éditées principalement aux Solitaires Intempestifs. Elles ont entre autres été mises en scène par Jean Bellorini, Jean-Claude Berutti, Marie-Pierre Bésanger, Richard Brunel, Philippe Delaigue, Paul Desveaux, Lukas Hemleb, Laurent Laffargue, Marc Lainé, Arnaud Meunier, Kheireddine Lardjam, Odile Grosset Grange. Plusieurs de ses pièces sont traduites et ont été représentées à l’étranger. De 2002 à 2007, elle est autrice associée à La Comédie de Valence, avant de prendre pendant dix ans la direction avec Vincent Garanger du Préau, Centre Dramatique National de Normandie à Vire. Ils y mènent de 2009 à 2018 un travail de création principalement axé sur la commande aux auteurs et aux metteurs en scène. Ils créent également le festival Ado, novateur dans le paysage théâtral français. Aujourd’hui, Pauline Sales continue sa démarche d’écrivaine et de metteuse en scène dans le cadre de la compagnie À L’Envi. Elle développe des projets tournés vers la jeunesse et vers le public adulte, en initiant pour chaque spectacle un dispositif d’action artistique et culturelle.

Le festival artistique C’est pas du luxe ! revient à Avignon en septembre 2024

Par Anna Genet

Le festival artistique « C’est pas du luxe ! » fait son retour à Avignon les 27, 28 et 29 septembre 2024, marquant ainsi sa septième édition. Cet événement unique en son genre met en avant les talents et les créations de personnes en situation de grande précarité, en collaboration avec des artistes professionnel·les. Le collectif Overjoyed accompagne le festival dans ses relations média. Un engagement social et artistique Initiée par la Fondation Abbé Pierre, La Garance Scène Nationale de Cavaillon et l’association Le Village, « C’est pas du luxe ! » vise à changer le regard sur la précarité en plaçant les personnes les plus vulnérables au cœur de la création artistique. Depuis douze ans, la Fondation Abbé Pierre et ses partenaires introduisent l’art dans les structures sociales de l’ensemble du territoire. Accompagnées par des artistes, les personnes accueillies sont invitées à produire des œuvres d’art vivant et plastique, qui seront présentées au public dans plus de 30 lieux à Avignon. Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, souligne l’importance de ce projet : « Au travers de la pratique artistique, les personnes retrouvent l’envie de se reconstruire, de se projeter dans l’avenir et leur dignité. Il est fondamental de remettre au centre les personnes et de changer le regard sur la précarité. » Un festival international Cette année, le festival renforce également ses liens avec des homologues internationaux en accueillant une délégation brésilienne et espagnole, dans le cadre de la Saison Brésil-France 2025. Cette collaboration vise à penser un projet commun, enrichissant ainsi le festival d’une dimension globale. Une programmation riche et inclusive Le festival propose une série d’événements artistiques variés, allant de l’exposition à la performance, en passant par des conférences et des ateliers. Parmi les temps forts de cette édition, on retrouve notamment : Le Grand Tour à la Collection Lambert avec Christian Rizzo Une exposition pluridisciplinaire dirigée par le chorégraphe Christian Rizzo, en collaboration avec des personnes accueillies dans des structures sociales. Cette exposition est une invitation à découvrir des objets, souvenirs et images rassemblés lors de voyages à Athènes, Barcelone et Bruxelles. Le Grand Bazar des Savoirs à l’Église des Célestins Une foire orchestrée par le metteur en scène Didier Ruiz, où les visiteurs peuvent découvrir une multitude de thématiques passionnantes, allant de l’apiculture urbaine aux ondes gravitationnelles. Un beau jour – Bal sauvage de clôture sur la Place Saint-Didier Une performance acrobatique et dansante par la compagnie Le Doux Supplice, qui interroge le déséquilibre et la singularité des corps. Pour plus d’informations sur la programmation du festival, rendez-vous sur le site cestpasduluxe.fr. Le collectif Overjoyed accompagne le festival C’est pas du luxe ! en relations média.