« Ça mijote », création d’un réseau national autour d’expériences artistico-culinaires 

Par Marie-Pierre Bourdier

Né à l’initiative de La Garance – Scène nationale de Cavaillon, le réseau Ça mijote réunit des structures culturelles et des personnalités autour d’une même envie : penser, capaciter et visibiliser les formes artistico-culinaires. Les premières journées professionnelles auront lieu les 21 et 24 mai 2026 à La Garance, Scène nationale de Cavaillon dans le cadre du festival confit ! Overjoyed accompagne La Garance, scène nationale de Cavaillon dans ses relations médias. Le réseau Ça mijote réunit des structures culturelles – Scène nationale de l’Essonne, Le Channel – Scène nationale de Calais et le NEST – CDN Transfrontalier de Thionville-Grand Est – et des personnalités – Floriane Facchini, metteuse en scène, enquêteuse et artiste culinaire, Emilie Laystary, journaliste et autrice, et Emmanuel Perrodin, chef cuisinier nomade, mettant à l’honneur toutes les formes artistico-culinaires. Depuis 4 ans, le festival confit ! qui prend place à La Garance au mois de mai, rassemble un public éclectique, curieux et nombreux autour de spectacles comestibles. Des artistes cuisinent, invitent les spectateur·rices à manger, à goûter et partager. Derrière ces gestes, il y a bien plus qu’un repas : une véritable expérience esthétique, relationnelle et politique. Retrouvez toute la programmation du Festival Confit du 04 au 24 mai 2026 À l’intersection de problématiques environnementales et historiques, mais aussi intimes et affectives : l’alimentation permet de « se mettre à table » et d’aborder des sujets parfois complexes en toute convivialité. Du 04 au 24 mai 2026, l’événement s’étend dans le temps et sur le territoire. L’avant-programme riche de cette nouvelle édition du festival confit ! s’accorde au féminin et multiplie les formes et les adresses, questionnant nos nécessaires redirections écologiques et alimentaires. Découvrez des premières, comme La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi portée par Floriane Facchini, mais aussi de tout jeunes projets comme Matcha Girl porté par Elsa Thomas ou Coup de Courts de Luce Grosjean, Constance Heilmann. Un verre à soi ou la dégustation féministe hors les murs de Claire Barrabès qui sillonnera le territoire.Mais aussi des sorties de résidences comme Brèches de OTTiLiE [B] et Nastassja Martin, Tentative de coexistence entre ruminantes de Mégane Arnaud ou encore Sur la paille, un banquet de la Compagnie Basses fréquences.Une résidence photographique deSandra Reinflet pour donner à voir les ouvrières et ouvriers agricoles de la région de Cavaillon.Explorez par ailleurs des expériences singulières, telles qu’un Blind-tea, des accords court-métrages et vins naturels, des banquets sur la paille, des révolutions italiennes autour de la pasta, des échanges entre vivant·es, ruminantes et non humain·es. Les premières journées professionnelles du réseau Ça mijote se tiendront  les 21 & 22 mai à La Garance. Au programme :

« 5 secondes », le texte de Catherine Benhamou adapté et mis en scène par Hélène Soulié.

Par Marie-Pierre Bourdier

5 secondes, c’est le temps de fermeture des portes dans le RER, « cet intervalle minuscule où une femme confie son bébé à un inconnu avant de disparaître ». Et c’est ce moment bref, intense, en plein cœur, qui nous plonge « dans les zones invisibles de la maternité, dans les fragilités des masculinités »… Sur scène en itinérance jusqu’au 28 mai. Overjoyed assure la promotion du spectacle auprès de la presse. Un projet mis en oeuvre par Delphine Menjaud. Inspiré d’un fait divers devenu un livre de Catherine Benhamou, aujourd’hui adapté pour la scène par Hélène Soulié et porté au plateau par Maxime Taffanel (comédien notamment du seul-en-scène Cent mètres papillon). Ce fait divers dont il ne restera que deux lignes dans le journal, constituera pour le jeune homme auquel la mère confie son enfant, une véritable secousse sismique. Il tentera de la traduire en mots, pour l’enfant, et que ceux-ci puissent être entendables, « respirables », pas des mots qui condamnent, mais ceux d’un « frère d’accident ». Le théâtre d’Hélène Soulié Hélène Soulié est une artiste de la scène théâtrale contemporaine, metteuse en scène, dramaturge, chercheuse de formes nouvelles. Elle crée des pièces engagées, qui réveillent les imaginaires et déplacent les frontières. L’identité, le choix, l’engagement, la famille, le genre, la norme, la liberté d’être, d’agir, de penser… sont ses sujets de prédilection. Influencée par Les Guérillères de Monique Wittig et le concept de tendresse radicale de la scène post-porn, partisane de liberté, d’horizontalité, d’échanges de savoir, et passionnée par les possibilités d’une narration spéculative, elle travaille sur l’articulation de nouveaux langages poétiques et/ou savants. En invitant le public à l’évasion, elle souhaite amener de nouveaux débats dans l’espace public, dans l’espace intime et politique, et participer à la création d’une société émancipée et joyeuse. Interview d’Hélène Soulié et Maxime Taffanel pour Les Plateaux Sauvages, où la pièce achevera sa tournée du 21 au 28 mai. https://www.instagram.com/reels/DTN4tydEl2Fhttps://www.instagram.com/reel/DUA1LVADnrE/ages, où la Prochaines dates :

« L’Apocalypse d’Adam et Aimée » d’Adama Diop

Par Marie-Pierre Bourdier

Du 10 au 12 mars, Adama Diop crée L’Apocalypse d’Adam et Aimée à la Comédie de Caen, un spectacle en tournée ensuite à la Réunion et au Rond-Point de Paris. Dans L’Apocalypse d’Adam et Aimée, il est un père face à sa fille. Qu’importe si elle n’est pas encore née. Lui importe sinon déjà de lui raconter le monde tel qu’il était, tel qu’il sera… Overjoyed accompagne la Comédie de Caen dans ses relations médias mises en œuvre par Delphine Menjaud-Podrzycki. Par sa présence magnétique, ses propres textes qu’il mêle et entremêle à la langue d’Aimé Césaire, Adama Diop, artiste associé à la Comédie de Caen, nous questionne sur nos legs aux générations futures. Il est accompagné sur scène par deux musicien·nes-chanteur·euses complices de sa flamme lyrique. Ensemble, ils emplissent l’espace d’une poésie profonde, celle qui somme d’ouvrir les yeux, celle qui autorise, à l’horizon, à imaginer la beauté après nous, malgré tout. Cheminer vers un nouveau monde Au crépuscule de sa vie, un homme s’interroge et raconte à sa fille à naître comment c’était avant, avant l’extinction, la disparition de la terre, avant l’effroi. Elle n’est pas encore née, mais il a tant à lui transmettre. Que va-t-il rester de nous ? De nos histoires ? Que restera-t-il de nos mémoires quand nous disparaîtrons ? Que restera- t-il de la langue ? De la littérature ? Quel monde laisserons-nous aux générations futures ? Comment la nature renaîtra, plus florissante, plus puissante encore ? Magnétique, Adama Diop s’empare de l’Apocalypse pour un voyage musical entre dystopie et poésie. Entouré par Dramane Dembélé, musicien multi-instrumentiste et Jessica Martin-Maresco, au chant, au clavier et à l’interprétation, il tisse son propre récit à la fulgurance puissante du Cahier d’un retour au pays natal du grand poète martiniquais Aimé Césaire.  Avec Adama DiopMusique et chant Jessica Martin-MarescoMusique Dramane DembéléProduction Comédie de Caen – CDN de NormandieAvec le soutien du Théâtre du Rond-PointCahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire est publié aux éditions Présence africaine. En tournée : Du 16 au 18 mars 2026 CDNOI – CDN de la Réunion, du 8 au 18 avril 2026 Théâtre du Rond-Point, Paris

Culture & Communication. Interview #10 : Karine Atencia, directrice de la Communication et des Relations institutionnelles du groupement LES THÉÂTRES et du Festival de Pâques.

Par Marie-Pierre Bourdier

Chaque mois, nous allons à la rencontre des dirigeant·e·s et communicant·e·s du secteur pour partager leur vision du métier, leurs bonnes pratiques et leurs motivations.  Pour ce 10e entretien, nous avons interviewé Karine Atencia, directrice de la Communication & des Relations Institutionnelles de Dominique Bluzet pour “LES THÉÂTRES” et le Festival de Pâques, à Aix-en-Provence et Marseille. Après un parcours scientifique, Karine Atencia entre en Hypokhâgne-Khâgne, avant de commencer sa carrière en agences de communication. Elle s’occupe d’événementiel et création numérique, tout en complétant sa formation en communication à Paris 8. Intéressée par les questions de territoire, elle pilote des projets pour le Conseil général de Seine-Saint-Denis. Elle occupe ensuite le poste de directrice conseil dans différentes agences, dont Ideacom, Tihuakan et Polynôme, où elle travaille pour des secteurs variés, du luxe à la finance. Après 15 années, elle décide de s’orienter vers l’annonceur pour “retrouver un sens et un intérêt dans les contenus”. Passionnée d’art et de culture, elle quitte le monde des agences pour rejoindre, à la demande de Marie-France Carron (secrétaire générale) et Nicole Gautier (directrice), le Théâtre de la Cité internationale, dont elle crée le site internet. Ce projet, en collaboration avec la plateforme Artichoc lui permer d’expérimenter les logiques de mutualisation d’outils au profit des acteurs culturels.  Au même moment, le Centre national de la danse (CND) se constitue en établissement public et s’installe à Pantin. Michel Sala, son directeur, choisit Karine Atencia comme directrice de la Communication qui, pendant 8 ans, met son expérience au service de ce lieu et la danse contemporaine. Après un changement de direction, elle repart un temps en collectivité à Tremblay-en-France, au cabinet du Maire. Une expérience aussi riche qu’intense, avec une équipe de 23 personnes, une imprimerie municipale et un travail passionnant en lien avec le Théâtre Louis-Aragon, notamment. Elle effectue ensuite un premier remplacement de congé parental au CENTQUATRE-PARIS pendant 9 mois, avant de rencontrer Philippe Quesne, qui l’engage dans l’aventure de Nanterre-Amandiers. Peu de temps après, Naïa Sore – aujourd’hui Directrice de la communication, du développement et des publics chez Fondation Cartier pour l’art contemporain – quitte le CENTQUATRE-PARIS et Karine Atencia est recrutée par José-Manuel Gonçalves. Elle y restera 5 ans. En 2021, un cabinet de « chasseurs de talents » lui propose de venir prendre la direction de la Communication et des Relations institutionnelles du groupement LES THÉÂTRES et du Festival de Pâques, dirigés par Dominique Bluzet. Une nouvelle aventure de territoire et de culture commence. C’est un an après son arrivée qu’elle prend le temps de cet échange ensoleillé et optimiste, avec une rentrée marquée par le retour des publics, à l’occasion de nouveaux événements fédérateurs. Comment s’organise la communication de ce groupement un peu particulier ? LES THÉÂTRES, second pôle de spectacle le plus important de France, rassemble 4 lieux, 4 structures différentes (les Théâtres du Gymnase et des Bernardines à Marseille, le Théâtre du Jeu de Paume et le Grand Théâtre de Provence à Aix) et 90 personnes dirigées par Dominique Bluzet. Le groupement assure les ressources humaines, la communication et le mécénat. Les autres lieux sont structurés comme dans un théâtre habituel. L’organisation de la communication repose sur deux structures parallèles, à Aix et à Marseille, avec de part et d’autre une équipe en miroir. Chaque équipe est composée de : un·e responsable communication, une attachée de presse, un·e responsable numérique et une chargée de diffusion sur le territoire. Ma mission relève un peu du “grand écart” : je suis en charge d’une équipe transversale de 10 personnes, qui crée et produit des supports communs, avec une identité graphique globale à l’ensemble. Dans ce même temps, je dois m’assurer que chacun travaille de manière pointue et différenciée, car les territoires, les publics et les projets sont différents : nous programmons plus de théâtre à Marseille, et plus de musique et de danse à Aix-en-Provence. Il existe aussi des différences de comportements, de capacité à sortir et de pouvoir d’achat entre les deux villes. Le Festival de Pâques, quant à lui, est une entité à part, avec une structure économique dissociée, et une mobilisation de l’équipe du Grand Théâtre de Provence. Pour la communication, je travaille avec l’équipe de communication aixoise, renforcée de prestataires externes, car c’est un énorme événement : 17 jours de festival, 32 concerts classiques, avec un rayonnement international. Sur l’ensemble de ma mission, j’ai la chance d’être efficacement épaulée par une adjointe à la communication, Carine Colombo, car je dois être très mobile tout en travaillant pour tous avec le même investissement. Depuis peu, nous nous sommes également attaché les services de l’agence Myra en renfort : au-delà de nos activités de diffusion, nous sommes aussi producteurs. Nous organisons des tournées sur lesquelles nous avons besoin d’un accompagnement presse spécifique. Et puis, bien entendu, nous nous appuyons sur des studios graphiques – les agences Rébellion et John & James – et d’autres prestataires plus ponctuels, comme l’agence Kiblos, qui a réalisé un audit de notre écosystème digital. Quels sont les 3 éléments qui caractérisent la communication “DES THÉÂTRES” ? La Joie : elle est essentielle et c’est un mot clé qui revient très souvent dans le discours de Dominique Bluzet. Il y a aussi l’idée de Partage, car le projet est très ouvert. Enfin, je dirais l’Éclectisme des formes, des esthétiques, des disciplines, avec de grandes différences de regards. Qu’est-ce qui guide votre communication ? En quoi est-elle singulière ?  Nous lançons la saison très tôt ici – le 15 mai, là où d’autres partenaires sur le territoire se lancent en juillet, voire à la rentrée. Par conséquent, cela nous amène à avoir un véritable temps fort avant l’été, et à nous poser la question de la relance de la rentrée. Cette année, nous avons fait un très bon démarrage, car la programmation a justement été pensée comme un temps fort de rentrée. À Aix, avec la Compagnie Carabosse et le Théâtre du Centaure en extérieur, nous avons rassemblé plus de 30 000 personnes sur le cours Mirabeau, entre le Grand…

Culture & Communication. Interview #9 : Virginie de Crozé, directrice de la communication et des relations avec les publics du Festival d’Avignon 

Par Marie-Pierre Bourdier

Chaque mois, nous allons à la rencontre des dirigeant·e·s et communicant·e·s du secteur pour partager leurs visions du métier, leurs bonnes pratiques et leurs motivations. À quelques semaines de l’ouverture du Festival d’Avignon, pour le 9e entretien, nous avons interviewé Virginie de Crozé, directrice de la communication et des relations avec les publics du Festival d’Avignon depuis 2014. Un entretien riche d’expertise du spectacle vivant et d’expériences humaines, qui aurait pu durer toute la matinée…  Virginie de Crozé est issue d’un double parcours qu’elle qualifie « d’assez généraliste », en sciences humaines et en sciences politiques. Diplômée de l’IEP d’Aix-en-Provence, elle est également passionnée de danse, qu’elle a intensément pratiquée. Danse contemporaine, claquettes, classique, tango argentin, ces disciplines lui apportent une certaine maîtrise de la lecture du corps en mouvement et de l’histoire de la danse. «  La pratique permet d’aborder les choses différemment et d’appréhender les artistes de manière plus sensible : cette fragilité, nous la comprenons, nous l’entendons, c’est important pour percevoir les inquiétudes et les accompagner au mieux au plateau. » Comment avez-vous commencé votre vie professionnelle dans la culture ? Je n’avais aucune conscience des métiers qu’il était possible exercer dans la culture car à l’époque, il n’y avait pas encore de diplômes spécialisés dans le secteur ou je ne le savais pas. Je suis partie en Argentine pour comprendre le tango argentin, vivre avec ceux qui pratiquent cette danse sociale. Pour être immergée dans la société, danser la nuit, il fallait que je travaille le jour. J’ai donc frappé à la porte de l’Ambassade de France, au Service Culturel, et suis devenue assistante de l’attachée culturelle.  Puis, pour accompagner le travail d’un écrivain, on m’a proposé de suivre de manière posthume les traces de Louis Jouvet en Amérique Latine lors de sa tournée internationale après avoir refusé la Comédie-Française, une expérience qui m’a permis de me rapprocher de ce “personnage” du théâtre français.  Je suis ensuite devenue attachée de presse pour le festival de cinéma franco-espagnol de Buenos-Aires, avant de rentrer en France où j’ai rejoint l’équipe des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis en tant que responsable des relations avec le public. J’ai développé de nombreux projets de terrain avec les habitants du territoire.  C’est ainsi que j’ai intégré le Théâtre national de l’Odéon à la Direction des relations avec le public en 2011, en réponse à une annonce dans Télérama. J’y ai rencontré Olivier Py et Paul Rondin avec qui je partage un ADN commun, fait d’amour pour les publics et la relation à l’autre à travers les programmations mais aussi d’un engagement pour les projets.  Je retiens de ce parcours qu’il est essentiel de tenter sa chance et d’initier le mouvement lorsqu’on est jeune. Même aujourd’hui, quand nous lançons une procédure de recrutement classique, nous avons beaucoup de demandes mais restons ouverts aussi à ceux qui nous sollicitent à d’autres moments, avec un projet et une envie. Qu’est-ce qui est particulier dans la communication du spectacle vivant aujourd’hui ? Ce qui a profondément changé, c’est le rapport aux images, le numérique, l’audiovisuel. Ce sont les interactions quotidiennes avec le public via les réseaux sociaux. Aujourd’hui, nous alimentons en contenu 4 réseaux sociaux,  le message privé a remplacé le standard téléphonique. Pour autant, nous avons une relation de très forte proximité avec les habitants, avec des remontées régulières. Nous savons très bien comment ils nous perçoivent, s’ils nous aiment ou nous critiquent, et pas seulement à travers les études de publics. C’est une chose très précieuse pour nos métiers.  Je crois aussi que c’est la fin de certains silos. Il est désormais possible de penser en “écosystème” beaucoup plus large, pour tramer les actions. Pour promouvoir un projet, affirmer une identité ou encore une marque, il faut bien entendu l’asseoir via une charte et des outils, mais il faut avant tout le traduire – dans ce sens qu’il est nécessaire de passer d’une langue à une autre. Et donc comprendre la langue de l’autre pour qu’il nous entende et que nous fassions connaissance.  A titre d’exemple, je pense aussi les projets de relation avec le public sous un angle communicationnel ou presse. Rien n’est séparé dans le sens où il nous faut faire connaître un projet à tous les publics. Je peux citer la Web TV que nous avons développée avec les Ceméa et des JRI , un projet d’immersion dans le festival mais aussi d’éducation aux médias. Les jeunes apprennent à réaliser des sujets en rapport avec le spectacle vivant. Ils découvrent et produisent ; cela nourrit une logique de communication participative. En avril ils couvrent la préparation du Festival selon une logique de découverte des métiers et de perception de cette activité qui est aussi une économie et en juillet, ils sont sur l’artistique. À la fin, certains en font leur métier.   Autre exemple : nous éditons chaque année le guide des jeunes spectateurs, un support qui explore chaque thématique de notre programmation. Il est réalisé par des jeunes du territoire pour les jeunes festivaliers. Gratuit, il rassemble des textes, des visites, des contes, des jeux pour découvrir le Festival. Toutes les familles viennent le récupérer. Il est travaillé pendant trois mois en mode projet avec le public avant de devenir un outil de communication. Ce sont ces articulations-là qui nous permettent de dire que le public est contributeur d’une parole et d’un regard sur le Festival. Cela est d’autant plus important que, dans une logique sociale et communautaire, les publics sont plus à l’écoute de leurs pairs. 3 mots qui définissent votre communication ?  Traduction, parce que notre travail est aussi de passer d’une langue, celle de l’artiste, à une autre, celle des publics.  Transversalité des arts, des métiers et des publics : c’est ce qui contribue à créer un écosystème interdépendant.  Un autre mot très lié au Festival : historique, au sens d’une forme de loyauté par rapport à cette histoire, à une culture générale : le Festival d’Avignon n’est pas hors-sol. Il est important de mettre les choses en perspective, de repenser la décentralisation.  C’est pourquoi, lorsque…

Culture & Communication. Interview #8 : Nathalie Becquet, directrice de la communication de Montpellier Danse

Par Marie-Pierre Bourdier

Chaque mois, nous allons à la rencontre des communicant·e·s du secteur pour partager leurs visions du métier, leurs bonnes pratiques et leurs motivations. 8e entretien, avec Nathalie Becquet, directrice de la Communication de Montpellier Danse.  Nathalie me reçoit dans un cadre exceptionnel, le cloître de l’Agora, un lieu habité par l’équipe de Montpellier Danse dirigée depuis quarante ans par Jean-Paul Montanari, mais aussi par le Centre Chorégraphique National. Elle a lancé l’édition 2022 du festival il y a moins de quinze jours et les studios sont déjà pris par les équipes des chorégraphes. Notre entretien est ponctué du passage des danseurs d’Emanuel Gat qui sortent prendre l’air entre deux répétitions et rythmé par la musique qui s’échappe du studio dans lequel travaillent Robyn Orlin et Nadia Beugré. Nathalie l’affirme : elle “dansait avant de marcher” et c’est tout autant en amatrice qu’en spectatrice qu’elle a développé une véritable passion pour cet art. Après son bac, elle choisit donc une filière culturelle. Originaire des Hauts-de-France, elle entre à l’IUP, ancien master Ingénierie culturelle, et réalise un stage au Vivat à Armentières. Entre la production et les relations publiques, elle s’adapte et sa tutrice l’imagine tout à fait à sa place à Montpellier Danse. C’est ainsi qu’elle postule et débarque à Montpellier en 2001. Elle commence par s’occuper des déplacements de Jean-Paul Montanari et de l’accueil des compagnies. Au fil des mois, un poste se libère, puis sa polyvalence façon “couteau suisse”, l’amène à la communication en tant qu’assistante. Elle en devient la responsable en 2011. Formée sur le terrain et attachée à ce bel endroit, elle considère aujourd’hui son parcours comme assez atypique, alors que ses homologues ont souvent la “bougeotte”. Qu’est-ce qui fait que l’on reste 20 ans à Montpellier Danse ? Jean-Paul Montanari et Montpellier bien sûr. Jean-Paul a formé mon regard de spectatrice, mais c’est aussi un artiste et un directeur qui s’occupe réellement de communication : il s’y implique, et nous sommes vraiment en discussion sur tous les projets. Travailler à ses côtés est une excellente formation. Comment sont organisés les rôles et les missions communication ? Une petite équipe de 12 personnes s’occupe à l’année du festival, de la saison danse de septembre à décembre et de janvier à mai, et de l’Agora avec ses ateliers et résidences d’artistes.  À la « communication » nous ne sommes que 3 :  Maïwenn Rebours responsable des relations médias, Antoine Magdziarz qui m’assiste et s’implique sur le numérique et les réseaux sociaux et moi. L’activité étant très riche, nos missions sont vraiment à 360, autant du point de vue des supports travaillés que des publics touchés. Nous travaillons aussi avec deux graphistes : Agnès Gjini / Mine de rien pour la saison et Les Produits de l’Épicerie pour le programme du festival. Ils créent le visuel sur la base de la programmation et des discussions avec l’équipe. Ils proposent une charte et un visuel qui changent chaque année car chaque festival est unique. L’engouement du public pour cette 42e édition du festival nous donne confiance en l’avenir. Quelle est votre mission en particulier ? L’information en direction du public. On a une vision très claire de notre public, de sa composition et un lien très particulier avec lui. On lui parle tout le temps et de manière très ciblée.  Montpellier Danse a été créé dans les années 80 avec l’objectif d’être un festival avec un rayonnement international, mais à destination du public local. Cela reste notre priorité. C’est son festival. D’ailleurs, les files d’attente dès l’ouverture de la programmation et des ventes nous prouvent que ça fonctionne et ce n’est pas si courant. La fidélité du public et son attachement à Montpellier Danse sont impressionnants. Ce lien, on le garde et l’entretient principalement grâce au numérique (newsletters, entre autres…) depuis la crise sanitaire de 2020, malgré des annulations, des reprogrammations, d’autres annulations… On a tenu ! Ce côté combatif et cette proximité avec le public nous ont permis de rester debout, ensemble avec le public. Quels sont vos temps forts de communication ?  Juste avant le lancement du festival, en février-mars, puis pendant l’événement, en juin-juillet. Mais aussi à la rentrée, pour lancer la saison d’un point de vue plus local, dire que l’on est de retour et qu’on est là toute l’année. Les 98% de remplissage ont été atteints sur la Saison 21.22 que nous venons de finir. L’engouement du public pour cette 42e édition du festival nous donne confiance en l’avenir. Comment travaillez-vous avec les artistes dans votre communication ? Tout part de la programmation imaginée par Jean-Paul Montanari. La particularité d’un festival tel que Montpellier Danse est que c’est un festival de créations. 80% des œuvres n’existeront qu’au moment du festival. La communication sur une édition se construit 7-8 mois en amont alors que plusieurs artistes ne sont même pas encore rentrés en studio pour travailler avec les danseurs… Du point de vue de la communication, c’est complexe car il faut créer la matière. Faire écrire des textes, trouver des visuels, des extraits vidéos… Alors on a passé du temps à interroger les artistes et leurs équipes. Quand on reçoit un artiste en résidence à l’Agora, on lui propose toujours de nous parler de son projet face à une caméra. Un jeu de questions-réponses très simple, mais tellement important pour construire la compréhension autour de l’œuvre qui est en train de naître. Il faut aller chercher toutes les informations possibles pour donner envie aux spectateurs de découvrir l’univers d’un artiste qu’ils ne connaissent pas et de prendre le risque de se rendre au théâtre sans vraiment savoir ce qu’ils vont voir. On est très à l’écoute des artistes. La mise à jour de notre site internet est constante pour ce qui concerne les distributions, les modifications dans les textes, les photos… et le programme de salle, premier document à paraître sur l’œuvre finie, est fait en étroite collaboration avec l’artiste et ses équipes. Deux mots pour qualifier votre communication ? Accessible : le spectateur ne doit pas avoir à chercher l’information, aussi la typo est-elle très…

Culture & Communication. Interview #7 : Ludovic Moreau, directeur, et Alexandre Minel, directeur de la communication de l’Avant Seine / Théâtre de Colombes

Par Marie-Pierre Bourdier

Chaque mois, nous allons à la rencontre des dirigeant·e·s et communicant·e·s du secteur pour partager leurs visions du métier, leurs bonnes pratiques et leurs motivations.  En ce début d’année, pour le 7e entretien, nous avons échangé avec Ludovic Moreau, directeur au parcours de communicant de l’Avant Seine / Théâtre de Colombes (92) et Alexandre Minel, directeur de la communication et du développement. Deux professionnels de la culture et du spectacle vivant, au cœur d’un projet pluridisciplinaire. Ludovic Moreau est entré dans les métiers de la culture par le biais des emplois-jeunes, et découvre les métiers de la communication par les relations avec le public. Après une première longue expérience dans ce qui est aujourd’hui le CDN de Normandie-Rouen du Petit-Quevilly où il commence à programmer de la danse et du jeune public, il prend le secrétariat général de L’Onde Théâtre Centre d’art de Vélizy-Villacoublay. Là, il est en charge plus directement de la communication avec une petite équipe, accompagne le changement d’identité du lieu et initie un travail de relations médias. Six ans plus tard, il postule à l’Avant Seine, suite logique d’un parcours orienté vers la gestion d’un lieu culturel et en prend la direction en 2017. « Je me vois aussi comme un directeur avec une vision complète des métiers de la communication et des RP spécifiques au monde de la culture. » Ludovic Moreau Alexandre Minel, lui, est directeur de la communication et du développement depuis 2019. Un poste qui est véritablement le « condensé de tout ce que j’ai pu faire jusqu’ici ». C’est son envie de devenir journaliste culturel et un stage aux Nuits de Fourvière de Lyon en tant qu’attaché de presse qui l’ont amené vers la communication culturelle. Il devient ensuite l’un des premiers community managers du secteur à la Biennale de la danse, passe par la MC93, repasse aux Nuits de Fourvière, avant de rejoindre l’agence Myra. Une belle rencontre avec la responsable des relations publiques du Tanztheater Wuppertal le conduit en Allemagne pour suivre un projet de médiation avec des adolescents, avant de revenir en France, à l’Avant Seine, avec l’envie d’accompagner le nouveau projet de cette maison.  Pour commencer, 3 mots qui définissent votre communication ? Ludovic Moreau : Pop ET Populaire, ludique et inclusive. La communication est là aussi pour déconstruire l’image qu’on a de la culture, pour rendre le lieu amusant et vivant. Nous avons élaboré un cahier des charges pour recruter un graphiste en externe, un processus très important car de nombreuses actions se basent sur cette identité. Dans la conception de l’identité et ses déclinaisons conçues en collaboration avec Mora Prince / Atelier c’est signé, j’ai voulu beaucoup de couleurs et de chaleur. Cette identité vit dans le lieu par le biais de la signalétique et des couleurs que l’on emploie, en lien avec la décoration.  Alexandre Minel : Généreuse, colorée et décontractée. Ma mission est de préserver et de faire vivre l’identité graphique qui était déjà créée quand je suis arrivé. Pour cela, il faut rester innovant et capter l’actualité, l’air du temps. On travaille avec des typos impactantes qui ont un réel pouvoir d’attraction, sur des punchlines (« Un shoot de spectacle vivant », « Les enfants d’abord »…), parfois le name-dropping dans la ville, on utilise aussi les codes des réseaux sociaux. On a plutôt un bon retour du public sur ces actions. Nos campagnes d’affichages print ne servent pas le remplissage mais davantage la notoriété et la singularité du lieu.  Comment sont organisés les rôles et les missions communication ? Ludovic Moreau : Le théâtre a 30 ans avec une histoire, une équipe et un service de communication. La direction de la communication chapeaute aussi le développement qui renforce les relations publiques. On travaille davantage le rapport au territoire dans ce service qui rassemble 3 salariés en lien avec le directeur de la communication. J’ai délégué le rapport direct à Alexandre Minel, tout en restant force de proposition et en validant tout ce qui sort pour continuer à avoir une vision sur l’identité du lieu. C’est aussi parce qu’il y a un aspect créatif et ludique que j’aime beaucoup dans la communication. Qu’est-ce qui guide votre communication ? En quoi est-elle singulière ?  Ludovic Moreau : Une bonne communication dépend aussi beaucoup de la programmation. Je me remets beaucoup en question par rapport à ça. Quand je pense au planning et aux différentes temporalités dans la saison, je pense aux relations publiques à la manière dont ils vont travailler. Je suis très attentif aux artistes, aux formes, aux thématiques et à la qualité visuelle. Il peut y avoir des déceptions bien entendu mais une une programmation que l’on souhaite la meilleure possible reste le meilleur outil de communication pour un lieu. À ce moment-là, j’aime aussi solliciter mes collègues de la communication pour qu’ils sentent et réagissent au rythme de la saison.Nous sortons d’une période qui nous a obligés à nous remettre en question. Cette année, enfin (!), nous savons que nous allons avoir une vraie saison. Le numérique a été omniprésent, bien entendu, et nous avons essayé de nous renouveler à travers des tutos et des jeux, un quizz pour choisir son spectacle idéal, le partage de ressources en ligne dont des captations. Mais notre enjeu a été surtout de créer le lien et des choses différentes, des temps de parole et de spectateurs. En mai dernier, on a créé un click and collect artistique : le public réservait un créneau  de dix minutes et on venait voir une petite forme ouverte pour 6 personnes maximum dans laquelle on recréait les conditions de cette rencontre artistique. Notre envie était vraiment d’avoir une communication et une relation aux publics sans refuser le numérique mais aussi avec d’autres perspectives et d’essayer des choses un peu différentes. De créer de l’espoir. Et aussi de réagir à l’actualité : si le click and collect était possible dans les commerces, pourquoi ne pas transposer ce concept dans un théâtre, avec l’idée d’une émotion artistique à emporter ?Pour la suite, le but de la communication dans le théâtre c’est faire connaître les projets, mais c’est surtout faire venir sans tout…

Le Personal Branding

Par Marie-Pierre Bourdier

Avec l’augmentation du temps passé sur les écrans et les réseaux sociaux, nous sommes soumis chaque jour au “storytelling” de notre réseau personnel et professionnel. Parfois agréablement étonnés de la capacité de certains à mettre en scène leur quotidien professionnel, leurs opinions et leur vie personnelle. Parfois agacés de cet étalage quotidien et auto-centré. Et si tout cela était la faute à la mode du “personal branding” ? Le terme « personal branding » aurait été utilisé pour la première fois par Tom Peters, consultant en management, dans un article paru dans Fast Company en 1997. Traduit en français sous le titre Moi™, on y apprend à se gérer soi-même : ”Vous êtes vos grandes idées. Vous êtes une marque, vous personnellement. Gérez-vous donc.” John Peters Le personal branding consiste à créer ou à gérer son identité sur internet comme s’il s’agissait d’une marque ou d’un produit. Cette stratégie de « marketing personnel » mélange création de contenu de qualité et gestion de réputation sur internet. Il s’agit de manager ses compétences et ses valeurs ajoutées, et d’analyser son positionnement et son identité professionnelle. Pour cela, un travail en deux étapes  Étape 1. Se connaître : connaître ses talents, ses faiblesses, ses objectifs, ses références… Identifier tout ce qui vous rend singulier dans votre environnement professionnel.  Étape 2. Se faire connaître : établir son projet et établir sa cible en se posant cette question : auprès de qui est-ce que je souhaite établir ma réputation ? Et sur les réseaux sociaux, comment fait-on ?  Twitter est très utile pour faire de la veille de secteur, partager des actualités, porter des engagements et cultiver les liens avec les influenceurs ; Instagram est un outil de promotion artistique. Il sert à montrer sa direction artistique, son esthétique et ses influences ; Facebook pour entretenir / élargir sa communauté en relayant les actus / se créer une communauté personnelle. ⅓ de promotion du théâtre / Partage & RT⅓ de prise de position sur le secteur du spectacle vivant et de la culture(articles et partage)⅓ de touche personnelle / humaine À vous de jouer !

Overjoyed recrute un·e stagiaire / Chargé·e de communication

Par Marie-Pierre Bourdier

Overjoyed Overjoyed est un collectif de communicant·e·s au service des acteurs culturels en général et du spectacle vivant en particulier créé en 2018 par Marie-Pierre Bourdier. Il fédère des experts indépendants issus de l’univers des agences de communication et de structures culturelles, réunis par le désir de mutualiser leurs expériences et leurs ressources. Les membres du Collectif accompagnent les acteurs institutionnels, les compagnies et les artistes dans la conception et la mise en œuvre de leur stratégie de communication : conseil, identité, création de contenus, relations presse, marketing digital et réseaux sociaux, campagne(s) de financement. Ils assurent également des missions de formation et l’animation d’ateliers afin de faire monter en compétences les experts du secteur. Description du poste En lien avec la fondatrice du Collectif, vous aurez en charge les missions suivantes : Dans le cadre du Collectif (50 %) : Renfort du Collectif dans la mise en œuvre de l’ensemble de ses opérations de communication et de développement en particulier sur : la gestion des actualités sur le site internet et des réseaux sociaux, soutien à la réalisation de dossiers et la gestion du fichier partenaire ; Interventions stratégiques et opérationnelles en continu pour certains clients du Collectif : participation aux entretiens exploratoires, rédaction de notes stratégiques, contribution aux recommandations et coordination avec les talents du Collectif ; Veille et synthèses thématiques, recherche d’opportunités de prises de parole, accompagnement des travaux d’audit et d’analyse. Dans le cadre de la mission du Collectif menée pour l’Amicale, coopérative d’artistes (50 %) : Production de contenus et Community management ; Suivi des productions éditoriales ; Accompagnement relations presse : contacts, relances, accueil des journalistes, présentations, premières et événements (dont Avignon 2021). Description du profil Formation supérieure (Bac +4/5) en sciences sociales, communication et/ou management culturel ; Intérêt et curiosité spontanée pour le spectacle vivant (danse / théâtre) et les problématiques sociales et culturelles ; Capacités et appétences rédactionnelles ; Maîtrise des principaux logiciels (Excell, PPT) et notions de mise en page ; Bonne compréhension des médias et de leur fonctionnement (online, presse, TV, radio). Aisance relationnelle et verbale ; Organisé(e), ponctuel(le), sérieux(se), rigoureux(se) ; Autonomie et goût pour l’entrepreneuriat (i.e : ré-inventer chaque jour son métier) ; Aptitude à la JOIE et à la dédramatisation ! Cadre Stage conventionné : 6 mois (temps plein) ; Rémunération : Gratification minimale ; Prise en charge de 50 % du titre de transport le cas échéant ; Pas de tickets restaurants mais des tickets de spectacle ; Lieu du stage : Paris 18ème / Atelier partagé ; Possibilité d’une journée de télétravail, Possibilité de travail et de déplacements en soirée et le week-end lors des représentations des compagnies ; Des temps de formation réguliers sont prévus à l’accomplissement des tâches qui sont confiées au stagiaire. Prise de fonction : 1er février 2021. Envoi des candidatures (CV et lettre de motivation) à : contact@overjoyed.fr avant le 19 décembre 2020

Le Collectif Overjoyed au Forum Entreprendre dans la Culture 2020

Par Marie-Pierre Bourdier

Cette année, la 6e édition du Forum Entreprendre dans la Culture, situation sanitaire oblige, se déroule en ligne du 19 au 23 octobre, autour de deux formats de prise de parole : des tables-rondes organisées depuis le Centre national de la danse (CND) retransmises par Culture Link, et des webinaires ateliers pratiques en ligne et sur inscription.  Le Collectif anime, pour la première fois, deux ateliers lors de la journée du 21 octobre dédiée au spectacle vivant :  Atelier 1. Digital, contenus et influence : les enjeux de la communication du spectacle vivant Intervenantes : Marie-Pierre Bourdier, fondatrice du Collectif Overjoyed et consultante, Delphine Menjaud, consultante communication et relations médias, Florence Dupont, directrice conseil Influence4you, Charlene Lim, broker and international producer Les techniques et outils de communication évoluent de plus en plus rapidement sous l’impulsion du numérique. Pour les artistes et les porteurs de projets culturels, ils constituent, selon les situations, une opportunité de visibilité ou, au contraire, une nouvelle charge à assumer et un vecteur d’inégalités. De quoi parle-t-on réellement ? Comment intégrer cette réflexion dans son développement et mettre en œuvre une stratégie efficace ? Quels sont les bons choix à opérer dans une économie de moyens et d’énergie ? Cet atelier a pour objectif de décrypter le jargon de la communication et du digital, de revenir sur ses enjeux et de transmettre un guide des bonnes pratiques pour dédramatiser le numérique. 14h-15h30 Atelier 2. Comment communiquer en temps de crise ?  Intervenantes : Marie-Pierre Bourdier, fondatrice du Collectif Overjoyed et consultante, Charlene Lim, broker and international producer Annulations, incertitudes, transformations : la crise sanitaire actuelle frappe durablement le secteur culturel et encore plus fortement, et de façon inégalitaire, le spectacle vivant. Comment organiser votre communication dans ce contexte ? Quels messages et quels outils pour garder le lien avec vos publics ? Cet atelier aborde les différents ressorts de la communication de crise (celle-ci ou une autre) et les ressources à identifier ou à constituer pour protéger vos équipes – tout en les maintenant motivées – et votre projet. 15h45-17h15 Programme complet : forumentreprendreculture.culture.gouv.fr